7000 calories

Je voulais vous écrire plus tôt, mais il c’est mercredi et il a fallu que je remplace ma mère pour suivre ses cartes de bingo.

J’aime pas le bingo.

Mais mes concitoyens aiment le bingo.  Ma sœur en profite pour faire son épicerie, tous les mercredis de 18h30 à 19h, les magasins sont vides.  True story.

Bon, revenons à Noël.  Entendu à la radio aujourd’hui: les Canadiens consomment en moyenne plus de 7000 calories le jour de Noël (Bien dans son assiette, émission du 23 décembre 2015, vers 11h50.  Oui, je sais, je pense comme vous, moi aussi j’aimais mieux l’ancienne animatrice, mais Francis Reddy a l’air d’y être installé pour y rester, mieux vaut s’y faire).

7000 calories.  C’est plus de 3 fois les 2000 calories normalement ingérées par un adulte dans le plusse beau pays au monde.

7000 calories, c’est 100 pommes.  Ou 14 BigMac.  Imaginez, vous commencez la journée et devant vous, 100 pommes (ou 14 BigMac).  C’est ce qui vous attend le 25.

Ce qui me fait peur, c’est que si la moyenne canadienne est de plus de 7000 calories, imaginez la moyenne cayenne.  Chaque année, un nouvel incontournable s’ajoute au menu des Fêtes.  On pourrait se contenter de dinde, de buches roulées aux plaquebières et de trempette au crabe, mais au fil des ans on a ajouté aux incontournables les trempettes mexicaines, aux épinards et surprise aux crevettes, les bras de Vénus, les gâteaux Crunchie. Aux pâtés à la viande s’ajoutent les egg rolls en version classique ou pizza.  À Havre-Saint-Pierre, quand on vire su’l’top, on vire su’l’top.  L’année que le Goldschalger a pogné, on s’est fait venir des pépites d’aussi loin que Chicago.  L’année du gâteau Crunchie, il y a eu pénurie de lait Eagle Brand et de mélange à gâteau aux pacanes (c’est un peu ça la recette).  Mais ce n’est rien comparé au drame vécu quand General Mills a suspendu la production de Bugles.  Les Bugles font partie intégrante de l’accompagnement de la trempette au crabe. Qui est un aliment de base pour les cayens.  Heureusement, les Bugles sont revenus quelques mois plus tard (en sac refermable plutôt qu’en boite).  Savez-vous qu’un Bugles, c’est 23 calories par trompette.  Donc, demain en vous levant, c’est comme si vous aviez 305 bugles devant vous pour topper vos 7000 calories.  Et ça…  c’est pas tant que ça.  À coups de trois-quatre arrêts chez la famille et les amis, c’est pas long qu’on se ramasse avec deux trois dizaines de Bugles.

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Je pense que le 7000 calories de moyenne va être atteint vers 5 heures, 5 heures et demie.   Et ça c’est si on ajoute pas trop de Brandy dans le café du matin.  Ce qui nous sauve, c’est qu’on pas très tourtière,  ni cipâte et encore moins pain sandwich. Un bonus de quelques centaines de calories à investir sur la sauce et le sucre à la crème.

Y’a juste une juste une affaire que le reportage ne précisait pas.  Quand on parle de 7000 calories le jour de Noël.  Est-ce qu’ils incluaient le réveillon du 24 au soir?

Je vous laisse, je vais aller me faire une dernière infusion eau-citron avant que ça commence…

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Noël en même temps que tout le monde

J’avais écrit que je reviendrais dimanche…  nous voici déjà mardi.  Les milliers de fans en délire de tous les jours dimanche ont perdu le décompte des jours avant Noël, le Père Noël pense à raser sa barbe, les lutins sont perdus quelque part entre Blanc-Sablon et votre maison, je suis désolée, je le sais, tout est de ma faute.  Paraitrait même que certaines lectrices sont en manque de blogue, je le sais, le voisin me l’a dit tantôt au Provigo.  Parlant du Provigo, j’ai fait le plein de sauces indiennes qui sauvent la vie le mardi soir en spécial à 50 % et qui n’expirent qu’en 2017.   S’cusez…  Je perds le fil.


Je ne sais pas qui a dit le premier qu’on allait « tous se rendre à Noël en même temps », mais même s’il faisait peut-être preuve d’une grande sagesse, j’ai en ce moment l’impression qu’il a à peu près la crédibilité de Jojo Savard et que d’y croire relèverait de la même sphère du cerveau que celle qui gère l’existence du Père Noël.  On va peut-être tous se rendre à Noël en même temps, mais pas tous à la même place, ni dans le même état.

Donc, jour 22 du Calendrier de l’Avent.  tous les jours dimanche s’excuse pour les dommages moraux causés par son absence au cours des derniers jours.  Vous pouvez maintenant ouvrir les portes numéros 19, 20 et 21 (dans mon calendrier, c’était la même surprise pour les jours 19 et 22…  toute se peut!) et vous servir un verre de rouge pour faire passer le tout.  Ou une tite eau-citron.  Encore un jour ou deux de tite eau-citron ferait du bien à tout le monde.  Ou une tite eau-berries.  Si on veut faire local.

Au cours des derniers jours, après avoir dans l’ordre et le désordre, adressé 146 enveloppes à la main (on aimerait mieux que nos contacts habitent au Bic ou à Amos plutôt qu’à Havre-Saint-Pierre ou Longue-Pointe-de-Mingan dans ce genre de situation), reçu l’escadrille iPholles presqu’au complet (en tenant l’absente au courant de tout par texto… ) (mais vous n’en saurez pas beaucoup plus, ce qui se passe avec les ipholles reste entre ipholles…  Je vous parlerai peut-être de la crèche en canettes de Rivière-Éternité d’ici le 24, crèche ayant inspiré un grand projet nous ayant tenu occupées  pendant 3 ans…). J’ai avancé dans le projet « Friends », regardé beaucoup trop de recettes « Tasty  » sur facebook (vous savez, ces petits vidéos où ils font une recette en 30 secondes?  hypnotisant et addictif.  Mais je ne crois pas que ferai aucune des recettes.  Je me tiens au courant des tendances, c’est tout.  Elles n’ont pas l’air si bonnes que ça finalement.  Quoique l’utilisation de la pâte Pillsbury y est intrigante et créative.  On va dire).  

Entretemps, mon monde s’est mis en mouvement.  Et quand on parle de mouvement, on parle ici d’avaler du kilomètre.  Il y a ceux qui ont fait le tour du Québec maritime, des Iles-de-la-Madeleine à Havre-Saint-Pierre, deux jours de transport en avion (pas complet quand même, une escale à Québec pour trinquer avec l’ipholle absente).  En vol direct, ça aurait été 45 minutes.  Mais Sunwing préfère les vols directs vers les iles où ça parle espagnol plutôt que celles où ça parle madelinot, nous avons donc droit à des compagnies aériennes qui ne se vendent pas sur trivago.  De source sûre, c’est à Sept-Iles où il y a le plus de neige présentement.  Sunwing ajoutera peut-être une autre ile où ça parle espagnol finalement…

Sinon, je vous épargne le détail des autres trajets desquels j’ai été mise au parfum, ce serait trop d’émotion.  Mais sachez que je connais des « gens » qui ont des codes postaux débutant par G0G qui iront voir Star Wars en IMAX, certains qui feront Sept-Iles-Québec pour ensuite faire Québec-Havre-Saint-Pierre pour finalement revenir à Sept-Iles.  Le 28.

J’en connais  d’autres qui réveillonneront à Baie-Comeau le 24 et qui remangeront de la dinde à Havre-Saint-Pierre le 25. 450 km plus loin.  Comptez pas sur les gens en question pour se reposer entre deux trajets.  Il y a des parties de 500 à gagner et des pâtés à la viande à manger et d’après l’état des congélateurs et des tupperwares sur les galeries, on est mieux de commencer bientôt, on va en avoir jusqu’aux Rois. Les escales prévues sont majoritairement plus épuisantes que relaxantes.  Mais on est fait comme ça.
Également, je suis heureuse de vous dire que depuis hier soir, 22h48, « on est partis du bon bord ».  C’est rassurant, les journées vont se mettre à rallonger.  Mais on s’en reparlera le 21 juin quand l’été sera à peine commencé et qu’on partira du mauvais bord parce que les jours se mettront à raccourcir…  Mais comme le disait une ancienne collègue … « parle pas d’ça ».

Je vous laisse, je vais continuer ma cure de soupe thaï et d’eau citronnée.  Les festivités ont débuté sans moi 225 kilomètres plus à l’est.  Mais j’y serai bientôt.  Ne vous inquiétez pas, c’est rien 225 kilomètres.  Je serai là à temps.

Celui où elle a eu une page blanche

Ces temps-ci, avec beaucoup de retard, j’écoute Friends.  Jusqu’à il y a deux semaines,  je ne démêlais pas qui avait marié qui,  qui était lui-même coloc avec celle qui avait embrassé celui qui était le frère de la blonde de Tom Selleck qui couche avec celle qui est amie avec celle qui a un nom qui ne se prononce pas en français.  En fait, j’ai mis le doigt sur le problème que j’avais avec Friends.  Les seuls contacts que j’avais eu avec Friends étaient en français.   Et non seulement ils y ont tous les six une voix fatigante en français, mais la traduction du grand classique de Friends « The one with … (something) » y a été remplacé par « Celui qui (avait, faisait, était) ».  C’est pas pareil.  Je vais donc garder les versions françaises pour le Temps d’une paix et écouter Friends en anglais.  Calmez-vous, je garde ma carte du PQ et continuerai d’être fatigante sur l’application de la loi 101.

Donc, ces temps-ci, j’écoute Friends.

Je ne suis pas en train de vous dire que Rachel va remplacer Carrie Bradshaw dans mon cœur.  Ni que Chandler deviendra aussi important  que Nathaniel « Nate » Samuel Fisher Junior.  Mais…  je me dis que tranquillement, je vais peut-être demander conseil à Monica pour la cuisson de la dinde.

Et ce soir, je vais me vider le cerveau, comme seul Joey sait le faire, et vous laisser patienter jusqu’à demain…  ou peut-être même samedi.  Mais je reviendrai.  Avec de nouvelles histoires….

Friends Noël

Les démon(e)s du passé

Jour 16 du Calendrier de l’Avent tous les jours dimanche. Nostalgie du temps passé.  À ma manière…

Ces jours-ci, les étudiants des cégeps et des universités vivent la dernière semaine de la session.   Ces jours qui en août nous paraissent si loin et qui finissent par arriver.  La conclusion de trois mois d’efforts. Enfin, c’est ce qu’on en dit.

Bon.  Parents d’étudiants partis étudier au loin dans la grand’ville, cessez immédiatement la lecture de cet article.  Vous n’en dormirez peut-être pas de la nuit.  Maman, ferme tes yeux et bouche tes oreilles, passe tout de suite à la conclusion, je te promets que ça finit bien.

Retour en décembre 1994.  J’ai été une étudiante…  intense.  Les jours où on étudiait, on étudiait. Les jours où on faisait rien, on ne faisait rien.  Et les jours où on festoyait, on festoyait.  Et je ne regrette aucun moment de cette vie où l’agenda tournait autour du travail long, des mi-sessions, de la fin de session.  Et du Carnaval de Québec.

Un étudiant en fin de session devient un peu dans un état  second. « Dans mon temps » en tout cas.  Peut-être pas avant, peut-être pu maintenant.  Mais en décembre 1994, on était de même.  Après avoir élevé la procrastination au rang de sport olympique pendant quelques semaines, nous avions donné un coup ma coloc et moi et avions finalement réussi à rattraper tout le retard pris dans tous les cours, avions fait tous nos plans de travail pour tous les travaux à remettre, les bibliographies étaient prêtes, bref, on était au-dessus de nos affaires et méritions un break.  Selon nos critères à nous.  Le vrai boulot commencerait le lendemain, mais ce soir là, nous avions décidé qu’on décorerait l’appart pour Noël et qu’on voulait un sapin.  Quelques jours auparavant, nous avions chacune de notre côté négocié un budget déco de Noël auprès de nos parents respectifs, budget qui avait finalement été dépensé en Fin du Monde, bière apparue cette année là et qui contient encore aujourd’hui beaucoup trop d’alcool pour la vitesse à laquelle on la buvait.  Nous n’avions donc pour décorations que les lumières de Noël que j’avais de l’année d’avant.

Bière de Noël

Ça nous prenait  un sapin.  Pour justifier le budget déco de Noël.  Nous n’étions jamais à court de ressources et de bonnes idées.  Ça adonnait bien, il y avait un stand à sapins juste l’autre bord de la rue.  Sauf que dans notre cas, la rue, c’était l’autoroute Duplessis.  Et nous n’avions pas de char. Pas de trouble avec ça, on prend le viaduc de Quatre-Bourgeois, y’a un trottoir.  On part, on se trouve un sapin, on le ramène.  À pied.  Aussi simple que ça.  Mais pas si simple quand même.  C’est large une autoroute à quatre voies. Et je ne sais pas si vous le savez, c’est du trouble un sapin à pied.  On « emprunte » donc un panier à l’épicerie et on ramène notre sapin.  En empruntant le viaduc au dessus de Duplessis, on se rappelle.  On rentre discrètement (!) le sapin, on installe ça, un peu bric à brac.  Et on est fières de nous. On a ac-com-pli quelque chose (la soirée ne faisait que commencer…).  Et on procrastine encore un peu… Et on se rappelle qu’on a juste des lumières de Noël.  Le temps que le sapin dégèle, on s’entoure dans les guirlandes de lumières et on se tape une game de Quelques arpents de piège avec la visite arrivée entretemps.  Une game au complet, entourées wrapées dans les lumières, en ajoutant un règlement, pas le droit de dire des mots avec « r » (déformation cayenne qui se propageait à l’Outaouais et à la Capitale-Nationale.  Pour le fun.  Ce qui donne des réponses du genre « Piasse des Feuillus » au lieu de …   Dollard des Ormeaux.   On était de même.  Des intellos-illuminées.

Le temps passe… la game finit, et le sapin est prêt.  On a des lumières, mais rien d’autre.  Et ici intervient un plan fouareux d’étudiantes typiques.  On n’étaient pas très assidues sur la consigne des bouteilles, on décide alors de décoller les étiquettes de toutes les bouteilles de bière de toutes les caisses qui trainent dans le locker (on se rappelle qu’on avait procrastiné quelques semaines… ).  On trouve que des étiquettes de bouteilles de bière, ça va faire des belles boules colorées et brillantes.  On passe un bon deux heures sur le projet.

Pour les guirlandes…  l’autre plan fouareux.  Le master king des plans fouareux de la déco de Noël.  Pour une raison obscure, les étudiants aiment ramasser les bouchons de bière.  Habituellement dans un pichet de bière vide ramassé à la Volks Brahauss ou à la Relève.  Le temps avait passé, la soirée devenait assez avancée.  Pensez-y, le sapin, la game de Quelques arpents de piège, les étiquettes.  Il devait ben être rendu deux heures du matin.  Ben, à 2h du matin, nous avons eu une  bonne idée. Une guirlande de bouchons de bière.  Les deux colocs assises par terre dans la cuisine, perçant les bouchons de bières avec un clou,  à grands coups de talon de Doc Martens, les enfilant sur une ficelle qui ferait plusieurs fois le tour du sapin.  Nos voisins étaient des saints.  Ou juste très sourds.  Mais cette nuit là, ils nous ont fait savoir qu’on était bruyantes.  Alors qu’on était juste deux, même pas si sur le party, occupées à  recréer la magie de Noël!!!!

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Notre guirlande n’était malheureusement pas aussi cute.

Ce sapin était magnifique.  Plein de magie et de bière.  Il brillait de mille feux, les lumières se reflétant sur les étiquettes de Molson Ex et de Carling, sur les bouchons de Labatt Bleue…

Vous vous demandez si on a choisi d’y ajouter un ange ou une étoile?

Mieux que ça.  On a choisi l’emblème des fêtards de Québec.  La tête de Bonhomme Carnaval qu’il y a sur la canne qu’on remplit de caribou (ou de Jack Daniel).

Canne de carnaval

Au début du texte, je vous ai promis une belle fin…

La voici:

On a fini par passer notre session.

Enfin, selon ce que je m’en souviens…

La princesse et la charrue (conte routier)

Il était une fois, dans un royaume situé au nord du 50ème parallèle, une princesse,  ayant échangé son carrosse japonais à transmission manuelle contre une fougueuse monture « all wheel drive », monture qui parcourait les la routes de ce royaume, chaussée de godasses de  marque française, des Michelin X-Ice (des pneus comme des souliers, la mode y est française ou italienne, les X-Ice ont été gracieusement offerts par les marchands du temple – le concessionnaire.  Mais je préfère encore mes anciens Blizzak, ou encore ces bons vieux Nordik Icetrak de la Tirelire Canadienne, recommandés jadis par le roi de la conduite hivernale, feu mon père).

La princesse avait été élevée avec les plus hauts standards de la conduite en public.  « Colle pas la voiture devant toi » (tu la connais à peine), « freine pas pour rien, ralentis avant » (c’est pas comme si la courbe avait pas été annoncée), « le camionneur est ton ami » (organise toi pour qu’il te voit dans ses miroirs).  Elle « tcheckait son alpeur (mot carolinien signifiant « helper »), comme on lui avait appris.  Elle trainait avec elle depuis 20 ans le kit que son père lui avait offert en lui disant: « on sait jamais »  (des câbles à booster, une couverte de laine datant du galion de son grand-père, un roi acadien ayant affronté les Sept Mers , trois chandelles et une pelle Transformer pouvant devenir tout à la fois des panneaux réfléchissants, des tracks à neige, pis.. une pelle.  Et un petit couteau suisse.  On peut toujours se sauver la vie avec un petit couteau suisse.  Elle renouvelait annuellement les barres tendres, la bouteille d’eau et les hot shots et oubliait systématiquement de trainer un sac de sable, comme il était prescrit).  La princesse se stationnait de reculons toutes les fois que la neige était annoncée.  Et en vieillissant, elle décidait à l’occasion de rester stationnée quand la neige était annoncée.  Pas souvent, c’tait pas une moumoune.  Mais des fois, la route, même quand elle est juste « critique », (même pas fermée…), ben, elle est moins notre amie.

Et sur la route, il y a plein de méchants.  Le premier petit cochon avec sa maison en paille et ses tires su’a fesse.  Le grand méchant loup en invincible F150 qui dépasse 3 voitures et 2 vannes, mais qu’on retrouve dans le fossé 6 kilomètres plus loin (quand on dépasse des filées de vannes, on les voit pas les pancartes prévenant les courbes).  Le nain (ou le Schtroumpf?) Dormeur et la Belle au bois dormant qui cognent des clous au volant.  Blanche-Neige qui texte.  Hansel et Gretel qui parsèment la route de verres Tim Hortons (question de retrouver leur chemin?).  Le Chat Botté, en bottes des Sept-Lieux, qui croit que la route lui appartient.

Ah oui, la princesse croisait bien des gens sur sur chemin.  Quand l’hiver arrivait, elle décorait la monture japonaise d’une jolie boucle de circonstances et elle partait avec Nounours visiter les amis et la parenté.   

 Elle aurait bien aimé que les magiciens japonais inventent un truc pour ne pas être obligée de mettre du lave-glace aux 200 kilomètres dans certaines conditions, mais elle les remerciait quand même d’avoir pensé à faire un réservoir qui contenait un bidon au complet.  Et les louangeait pour les sièges chauffants.  La princesse avait parcouru le Royaume en entier et les Royaumes voisins.  La Gaspésie via Murdoch-où-la-neige-a-été-inventée.  Le Saguenay-fa-là-là.  Elle s’était même une fois (une fois n’est pas coutume… la duchesse aux cheveux de feu épousait, en velours vert, son Prince Charmant) aventurée jusqu’en Abitibi.   Un 28 décembre.  À Val-d’Or (heille, on va se le dire, c’est loin Val-d’Or…)  Elle s’était pour l’occasion adjointe une autre Reine (de la soirée).
Sur son chemin, elle croisait donc bien des gens.  Mais, elle redoutait toujours un grand dragon.  De ces créatures qu’on ne sait si elles nous veulent du bien ou du mal.  Une immense sylphide, dotée d’ailes démesurées.  Traversant le royaume, éclairant la nuit, parfois deux par deux.  Prenant deux voies de larges.  Celle qui détermine si on passera ou pas. Celle qui dicte notre vitesse à 30 km/h sur des kilomètres.  Crachant du sel, lançant des roches.  Plus puissante que la Reine des Neiges.  La vraie de vraie Reine de l’hiver.

——

La charrue.

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Mise à jour du 14 décembre

Jour 14 du Calendrier de l’Avent tous les jours dimanche.  Mine de rien, 14 jours de textes quotidiens.  Le défi continue.

Un suivi sur les lumières de Noël.  Le concept est en évolution mais d’ici vendredi, la maison devrait ressembler à la discothèque de Saint-Pierre-et-Miquelon qui annonçait avoir  « le plus gros set de lumières à l’est de Québec ».  Je vais leur damer le pion.  Pour votre information, les coeurs dans les rideaux datent de la Saint-Valentin 2011.  Rendue là, j’attends qu’ils tombent.


Pas le choix d’avancer dans la démarche ambiance festive, c’est le débarquement quasi-complet du régiment des iPholles en fin de semaine.  On reparlera de notre concept de cadeaux échange plus tard cette semaine.  Et on espère que la première tempête n’aura pas lieu pour l’occasion.  Parce que vendredi pm, on s’élancera sur 450 km de 138, de Baie-Comeau à Havre-Saint-Pierre, tout le monde au point milieu qu’est Sept-Iles.  Il devrait y avoir un lousse sur le 3G sur la Côte-Nord à partir de vendredi, on ne se texte quand même pas quand on est dans la même maison.  Par contre, d’ici là, les échanges devraient être assez fréquents pour ralentir Bell/Telus et l’onde de tempête hivernale annoncée.

Dans les autres suivis de Noël, je n’ai pas encore commencé les desserts ou les bouchées.  Mais c’est tout prêt dans ma tête.  J’ai écouté tous les spéciaux télé concernant la cuisine, j’ai lu tous les sites, pinterest, ai sorti mes livres de recettes et je suis prête pour le croque-en-bouche aux beignes de Ricardo, pour le gâteau bûcheron  ainsi que pour le menu végétarien de Jamie Oliver.  Mais c’est comme les voyages, ils sont tous prêts dans ma tête, mais je ne les ferai peut-être pas tous cette année.

Pour les cadeaux, c’est fait « un peu ».  Ça aussi, c’est prêt dans ma tête…  Ne dit-on pas que c’est l’intention qui compte?

Et je continue de ne pas tricher en ouvrant les portes de mes deux calendriers de l’Avent.  Un contient des belles surprises et l’autre est d’une fiabilité exemplaire, les chocolats goûtent tous la cire.

Ça, c’est celui avec les belles surprises.
Vous en êtes où, vous?  Oubliez pas de respirer… et de vous hydrater!

Un mot utilitaire en finissant.  Certains se demandent comment s’abonner.  Trois façons:

  1. Les blogueurs WordPress connaissent déjà la fonction « suivre » avec un petit « + » dans le bas de la page.  C’est la première.
  2. Il y aussi moyen de s’abonner par courriel.  Vous allez en haut à droite, il y a un rectangle qui indique « menu et widget ».  Cliquez et défilez vers le bas jusqu’à l’endroit où vous pouvez inscrire votre courriel.  C’est la deuxième.
  3. Sinon, une autre façon très simple…  vous abonnez à la page facebook du blogue, c’est par ici.  Profitez-en donc pour partager avec les membres de votre réseau, ça me ferait plaisir!

N’hésitez pas à commenter, aimer, partager, c’est la paye de la blogueuse!

Et, finalement, tu es qui, toi, le lecteur du Brésil qui revient? Et toi, le lecteur occasionnel de la R.A.S chinoise de Hong Kong?  Les Français, les Belges, les Mexicains?   Vous faites quoi pour Noël vous?