Recyclage et Guignolée

Pour un Calendrier de l’avent, la journée qui s’annonce est un grand jour.  C’est jeudi de paye et  quand c’est la paye, c’est signe que c’est la semaine du recyclage et en plus, c’est la Guignolée des Médias.

Après la honte du  Gling Gling des bouteilles de vin qui sonnent dans le bac et qui font du bruit comme s’il y en avait 10 fois plus que la quantité réelle (du moins, c’est ce que je crois que les voisins croient.   Parce que le bac des voisins, il me semble qu’il fait moins de bruit que le mien.  Du moins, ça dépend des voisins…) il y a maintenant la joie et le bac vide, plein de place pour le remplir.  Justement, c’est jeudi de paye, une belle journée pour aller te faire accroire que tu économises avec ta carte de fidélité SAQ, en bonne consommatrice éclairée et écoresponsable que tu es (tu as recyclé au boutte cette semaine!)

Aujourd’hui, c’est jeudi, c’est la paye et c’est aussi la Guignolée des médias.  C’est bien fait pareille, la vie hein?  Tu vas dépenser, mais en plus, tu vas avoir assez de sous pour partager!

J’irai pas plus loin dans l’incitation à agir.  Parce que l’an passé, même jour, j’ai incité  harcelé les gens à donner parce que tsé, on est privilegiés et qu’il faut partager et une heure ou deux après, le karma, le destin ou le prix du fer, j’ai pas encore tout démêlé, m’ont joué un vilain tour. Donc cette année, j’aimerais mieux qu’il ne se passe RIEN.  Mais pour tout ceux qui auront aujourd’hui un bogue avec le karma, le destin ou le prix du fer, je vais quand même  encourager le recyclage et partager tout bas sans trop en parler.  Je vais ouvrir la petite porte de mon calendrier et manger partager mon chocolat.  Et ma paye…

Semaine du recyclage, jeudi de paye et Guignolée des médias.  Une belle journée s’annonce.

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Ma sœur m’a échangée contre une perruche 

Aujourd’hui, tous les jours dimanche vous amène en pays aviaire…

Le printemps dernier, mes activités professionnelles m’ont amenée à 225 km de la maison, c’est-à-dire, à l’autre maison.  Chez nous, c’est Sept-Iles, où je paye des taxes municipales -j’essaie de faire ça à temps.  Mais chez nous c’est aussi à Havre-Saint-Pierre.  En fait, je suis chez nous partout.  Pour tout dire, mon filleul de trois ans et demi pense que j’habite également dans son sous-sol sur la Rive-Sud de Québec et que j’en ressors de temps en temps pour qu’on regarde ensemble des vidéos de train sur YouTube et pour tricher jouer avec lui à « Piou-Piou » (excuse-moi Raph, mais je les comprends pas, les règlements.  Pis elles viennent faire quoi les cartes de Toy Story avec le renard, le coq et les poules???). Je suis chez nous partout et en plus, les autres ont tellement des plus belles cuisines que la mienne.  Donc, je traine mon tablier, mon thermomètre à viande et je prends le contrôle des cuisines des autres.  Ça coûte moins cher en rénos et je peux garder mes sous pour voyager aller faire à souper à l’étranger.  De plus, les autres ont des lave-vaisselle.  Moi, je n’ai pas de lave-vaisselle, parce la dernière fois où j’ai eu un plan concret de rénos de cuisine, j’ai finalement acheté un billet pour la Grèce.  La fois d’avant c’était la Corse (ou l’Allemagne…).

J’ai donc pris cet été pension chez ma sœur et mon beau-frère.  En prenant du coup le contrôle de leur bbq.  Dans mon royaume culinaire, je suis la reine autoproclamée du bbq, avec de bons et loyaux sujets (quelquefois, je soupçonne par contre une certaine rébellion dans les troupes.  Mais je vais finir par le comprendre, le fonctionnement du bbq Weber de la rue Laurier!!!).  Je suis pas pire, sérieux.  J’ai même pris un cours en 2013.  Un samedi matin.  Étrange expérience, on a testé des ribs fumés à 9h30, mais avec une bière en canette, ça avait fini par passer.

L’été s’est terminé, j’ai finalement quitté mon île pour retourner à la maison (celle où je paye des taxes). Et il a suffit de quelques jours pour que mes logeurs ressentent dou-lou-reu-se-ment mon absence, et à mon passage suivant, j’ai vu qu’ils n’avaient pas eu le choix de me remplacer.

Par une perruche.

 
Loulou qu’elle s’appelle.  Si c’était pour me remplacer qu’ils l’ont adoptée, c’est pas gagné.  À la liberté de voler, Loulou préfère sa cage.  Loulou n’aime pas goûter les nouvelles affaires et fait un détour (dans sa cage, c’est pas facile) pour ne pas voir le mini-morceau de mandarine ou de concombre qu’on lui offre.  Tout le contraire de moi.  Loulou se contenterait de branches de millet.  Moi, les branches de millet…    Loulou a peur de la boule de Noël que ma soeur lui a gentiment mis dans sa cage alors que moi, j’ai gardé des boules de Noël allumées non-stop dans ma fenêtre de salon pendant 4 ans.  True story, demandez à la voisine!    Loulou n’est pas de ces perruches qui parlent.  Ça viendra peut-être.  Moi, je ne suis pas une perruche, mais…  je parle!

Live des records guinness 1982Je me demandais donc pourquoi, au milieu de tous les êtres vivants disponible, ils avaient choisi Loulou pour me remplacer. Non, mais me semble, un petit Mogwai?  Si on ne lui donne pas d’eau après minuit, ça reste gentil et ça ne se transforme pas en affreux Gremlin.  Ou un si minuscule singe comme celui qu’il y avait sur le Livre des record Guinness 1982? Encore heureuse de ne pas avoir été remplacée par Bottine, la mouffette du film éponyme…

Je crois donc sincèrement, et ce n’est pas par jalousie, qu’ils se sont faits avoir à l’échange.  Parce que Loulou, en plus d’avoir une alimentation pas très diversifiée, elle ne fait pas le souper.  Elle se tient même très loin du bbq (peut-être avec raison…on aime beaucoup le poulet avec la canette dans la famille.  Mais les canettes sont grosses et Loulou petite, je ne m’inquiéterais pas trop si j’étais elle).

Hier, j’ai découvert pourquoi.  Pourquoi ils m’avaient échangée contre une perruche.  En finissant ma journée et en allant nonchalamment nerveusement voir si j’avais de nouveaux abonnés sur la toute nouvelle page de « tous les jours dimanche » , j’ai vu que Loulou avait sa propre page Facebook.  Étrange, puisqu’elle n’a pas d’ordi dans sa cage.  Et que la seule tablette qu’elle possède est un perchoir où elle s’installe pour manger ses branches de millet (le Millet est tendance.., faites attention, c’est peut-être la nouvelle graine de lin (tellement 2005….) ou de chia -soooo 2013).  En fait, la seule activité qui intéresse Loulou est de regarder passer les marcheurs par la fenêtre (bon, je lui accorde, ça peut occuper une perruche à temps plein, les marcheurs.  Surtout au Havre. Parce qu’on se le cachera pas, il n’y a aucune place au Québec et peut-être même au monde où ça marche autant qu’au Havre).  Un oiseau qui observe les humains.  Un espèce d’ornithologue inversé.

Donc Loulou est sur Facebook.  Et je n’ai pas mis de temps à élucider le mystère.  Je suis pas pire pour découvrir le fin mot des histoires.

On retourne il y a quelques mois.  Quelque part en juillet ou en août, je me suis intéressée au fait qu’à la maison, on parlait beaucoup de débloquer les indices, de chercher les preuves ou de je ne sais quelle autre enquête.  À part le fait qu’on est des fans de NCIS (avez vous remarqué que Gibbs, c’est le prof déjanté de Classes Vacances?  Oui, c’est là que vous l’aviez déjà vu!), on n’est pas membres des forces de l’ordre personne.  Ils (ma sœur et mon beau-frère, vous suivez?) m’ont alors expliqué qu’ils parlaient de Criminal Case.  Un autre de ces jeux addictifs. Avec tout l’enthousiasme dont je suis capable, je me suis mis à enquêter, trouver les indices, débloquer mes amis des tableaux où ils étaient pris.  Pendant 3 jours.  Peut-être 4.  J’ai par la suite tout abandonné comme je l’avais fait auparavant avec mon village Schtroumpf, Trade Nations, Candy Crush et autres Trivia Crack (Avez-vous essayé 2048?  Je joue jours et nuits à 2048.  Depuis 4 jours.  Ça sent la fin).  Je suis comme ça.  J’envoie mon schtroumpf-quipage en schtroumpf-bateau sur le schtroumpf-céan et je laisse seuls à eux-mêmes.  Ils me texteront quand ils découvriront l’Inde. Ou l’Améri-schtroumpf.  Pour Criminal Case, la seule chose qui m’attriste est que mon chien policier, un sympathique Cavalier King Charles, est probablement mort de faim.

Donc, Loulou est sur Facebook je disais.  En regardant de près son profil (elle m’a acceptée comme amie, c’est gentil), je me suis rendue compte qu’à part le millet et l’ornithologie inversée, Loulou s’intéressait aussi à Criminal Case.

ET VOILÀ POURQUOI ILS M’ONT REMPLACÉE PAR UNE PERRUCHE!  Pour récupérer ses indices et recevoir de l’énergie de sa part à Criminal Case!  Loulou joue à Criminal Case depuis le 19 septembre, alors que moi j’ai abandonné après 3 jours.  Ou peut-être 4.

Loulou 1- Danka 0

Mais Loulou ne cuisine pas.  Moi oui.

Liberté, égalité, fraternité 

Le café au lait et le croissant de tous les jours dimanche a cet semaine un goût différent.

La devise du Québec nous rappelle qu’on se souvient.  Je dois avouer que je ne pourrais pas spontanément vous citer de quoi ou de qui nous nous souvenons.  Le Canada a pour devise un fait géographique, « a mare usque a mare » et les Américains mettent leur confiance en Dieu.  « In God  (they) trust ».  Dieu seul sait en quel dieu par les temps qui courent.

J’ai toujours  trouvé que la devise française représentait quant à elle un vrai idéal à atteindre, tout en étant une manière de vivre au quotidien.  « Liberté, égalité, fraternité ».  C’est à mon sens la bonne façon d’être un être humain et une bonne recette pour vivre ensemble.

Vendredi soir, le monde, notre monde a encore manqué un battement d’humanité.  Oh, il en a manqué plusieurs dans les derniers temps.  En Syrie, au Liban, en Égypte.  En Afrique de l’Ouest.  Et dans plusieurs communautés autochtones à côté de chez moi.  Vendredi, par l’intermédiaire de nos écrans, c’est vers Paris que nos yeux se sont tournés.  Une soirée de celle dont on se rappelle où et comment on l’a appris.  De ces événements dont il faut plusieurs heures, plusieurs jours, pour comprendre l’ampleur de ce qui y a été vécu.  Et où plus on en apprend sur ce qui s’est passé, plus on saisit qu’aucun de nous ne pourra l’expliquer.  Que la violence et la souffrance de ce drame ne sont qu’une infime partie de de quelque chose de beaucoup plus grand et malheureusement, plus laid.

Vendredi, la pulsion de laisser la peur et la haine remplacer les battements de nos cœurs s’est faite très intense.

Mais la devise de la France m’est revenue en tête et je nous invite à la laisser atteindre nos âmes.  Ce serait une bonne façon de tisser une humanité plus serrée, sans échapper de mailles et en essayant de rattraper celles qu’on a laissé tomber.

Liberté, égalité, fraternité.  Oh… je suis encore troublée.  Mais je me dis qu’on pourrait au moins essayer…

 

http://www.mathieu-molinaro.fr/triptik-liberte-egalite-fraternite/

 

Avant-hier encore, j’avais 20 ans…

La rue l'Autre rueSi tous  les jours dimanche se veut un reflet de ma vie au quotidien, il sera sûrement parsemé de petits articles où je parcours le Québec d’est en ouest pour aller prendre une quelques bières avec des gens qui eux l’ont parcouru du nord au sud (je persiste et je signe: Val-d’Or est au nord, Havre-Saint-Pierre est à l’est.  Nous, on monte à Québec.  Eux ils descendent à Montréal…  Vous voyez ben, logique implacable).

Samedi dernier, c’était une de ces occasions.

Je fais partie de ces quatre ou cinq extraterrestres qui disent être allés « au collégial » et non au Cégep.  Pas par snobisme.  C’est juste que je ne suis pas allée au Cégep (je me suis bien repris après en travaillant avec fierté pour deux Cégeps différents pendant 8 ans…  il devait me manquer quelque chose).  Car voyez-vous, ces fameuses deux années (et demie dans mon cas) entre le secondaire et l’université, je les ai passées en banlieue de Québec sur un campus que plusieurs qualifieraient d’enchanteur mais dont le souvenir le plus marquant reste pour nous une obscure « roche », jamais vue à la lueur du jour.  Mon dernier bulletin indique que j’ai obtenu mon diplôme collégial au Collège St-Augustin, mais dans mon cœur, je suis allée au Séminaire Saint-Augustin, sans aucune ambition de devenir curé, sans même savoir exactement ce que j’allais y chercher.  Et encore moins y trouver.

La roche
La Roche près du lac Saint-Augustin crédit photo: Côte

À toi qui pense qu’au Séminaire St-Augustin, on se couchait de bonne heure et que la messe était obligatoire, laisse moi t’expliquer une ou deux choses.  Rassemble dans un même lieu 500 jeunes, des années plus, les dernières moins, arrivant de la Gaspésie, de l’Abitibi, de la Côte-Nord et des Îles-de-la-Madeleine, lâche lousse à travers ça quelques rescapés de l’Outaouais ou de Sherbrooke.  Ajoute presque personne du coin.  Sauf quelques-uns.  Appelle ça la saveur locale.  À toutes les semaines, il y en a un qui fête ses 18 ans.  Tou-tes-les-semaines.  Ça va te donner un espèce de tout-inclus, avec des buffets étranges, de la bière pas chère, un une bus (la 15…  on y a également eu des autobus jaunes et l’obscure « Tradition », dont on a jamais compris les horaires) une fois de temps en temps pour aller au centre d’achat, faire du rafting ou faire le party à la Volks.  On y marché à des drôles d’heure et fait du vélo pour aller nulle part.  Sinon, les spectacles, de qualité inégale mais souvent surprenants se font à l’auditorium, avec des acteurs et animateurs que tu as croisés plutôt dans la journée. (Trop) souvent, c’est carrément toi la vedette..  Prends toi un catalogue, choisis-toi un pavillon un peu au hasard ou selon ce que ta voisine ou ton cousin qui y est déjà allé quatre ans avant t’en dit…  L’année d’après, comme tu connais le coin, tu te loues un appart.  Trois quatre apparts.  Dans le même bloc.  Tant pis pour ceux qui sont pas de la gang.  Tu me vois venir? Le Séminaire St-Augustin, c’était Varadero depuis que Sunwing offre les départs de Val-d’Or et de Sept-Iles.  En tout cas, c’est le souvenir qu’on en a.  Mais dites le pas à ma mère.

Audito2
Auditorium du Séminaire Saint-Augustin

Ce samedi, une cinquantaine de rescapés et moi, maintenant respectables quadragénaires (pour la plupart…) sommes allés nous faire accroire qu’il y en avait un de la gang qui fêtait ses 18 ans cette semaine.  Nous avons été reçus par Satan Martin au Salon de dégustation de Micro-Brasserie le Corsaire, à Lévis (faut que tu ailles y faire ton tour, la bière y est bonne et le diable proprio sympathique).  On a ri, on a eu les larmes au yeux, on s’est couché tard (plus tard que ce qu’on a pris comme habitude récemment, en tout cas…), on a j’ai pris le contrôle de la place (excuse moi, cher gars du CSSR dont j’oublie le nom à qui j’ai volé la chaise qui servait de stage et qui finalement animait très bien la soirée…  mais quand les gars du CMM sont là, je retrouve mes 19 ans et à 19 ans, j’avais le contrôle de l’auditorium de 600 places du SSA!).

En 1996, le Séminaire a fermé définitivement ses portes (même si samedi, on a réussi à se rendre au milieu de l’auditorium barré).  Mais, toi lecteur, essaie pas d’en savoir plus sur ce qui s’y est passé.  N’essaie même pas de savoir tout ce que j’y ai finalement trouvé, ce qui était là en 1993 et qui l’était encore samedi dernier.  On ne peut même pas te l’expliquer.

Parce que ce qui s’est passé au Séminaire… va y rester!

Halloween rock’n roll

L’Halloween, c’est tous les jours dimanche, c’est la fête des enfants mais aussi des filles qui année après année profitent de l’occasion pour s’habiller trop court et trop décolleté.  Mais on boude pas notre plaisir, on avale notre pilule (un rouleau de rockets), on s’enfile deux o’henry (de toutes façons on ne peut pas les donner, il y a des pinottes) et on sourit au 8ème Minion de l’après-midi.

Ne reculant devant rien, tous les jours dimanche passe cette année son samedi d’Halloween dans une banlieue de la Rive-Sud de Québec, où les enfants sont rois (ou Reine des neiges).  Les clowns n’ont nettement pas pas la cote et c’est ben tant mieux

Note aux parents: cette année, c’est un samedi.  Mais c’était nettement trop tôt de commencer la tournée vers 10h30.

Note  aux ados: des bottes neuves et une perruque défraîchie, c’est pas un déguisement.  Vous aurez droit aux  pâtes à mâcher, aux kisses moches aux pinottes.  Peut-être à une pomme.

Et note aux filles qui sortiront dans les bars ce soir avec des jupes trop courtes, des bas résilles et la falle à l’air (Larousse: Nom populaire du jabot des oiseaux de basse-cour, en particulier du pigeon): couvrez-vous bien, ça s’annonce pas chaud chaud. Je dis ça pour votre bien.

Quant à nous, on ira passer la soirée avec le plus grand méchant Loup du Québec, une bibitte excentrique qui n’a pas besoin du 31 octobre pour se déguiser: le roi Ponpon, John the Wolf en personne.

Joyeuse Halloween, je m’en vais négocier une KitKat à mon filleul Woody (de Toy Story). Et raisonner ma cousine qui se remet très mal de s’être fait traiter de cheap (« Heille, elle donne pas beaucoup de bonbons, elle ») par la 534ème Halloween de la journée, une Monster High de 9 ans, alors qu’il n’était même pas 16h…

Pourquoi je n’ai pas encore blogué

Pourquoi vous lisez le premier article de tous les jours dimanche seulement maintenant et pas avant?

  • Parce que l’hiver dernier, j’avais bien du temps, mais que finalement, je l’ai consacré à  Grey’s Anatomy et que Grey’s Anatomy avait déjà 10 saisons sur Netflix soit 220 épisodes de 43 minutes. Ensuite, ça a été l’été, et la saison 11 est arrivée. 25 épisodes de plus.  Dont quatre à vivre avec ceci:  attention ici au divulgâcheur (c’est le vrai terme en français pour spoiler!).  On ne peut pas bloguer en pensant à ça.  Mais la saison 12 se déroule bien, je l’écoute un épisode à la fois et j’ai donc maintenant le temps.  De toute façon, l’hiver dernier, j’étais pas d’humeur à bloguer.  Ce n’était pas tous les jours dimanche.  Vous ne m’auriez pas aimée.
  • Je n’ai pas de macbook. Donc, mes photos « je blogue au soleil dans un hamac » seront poches. Pour tout vous dire, j’ai un vieux HP qui menace de s’envoler et qui a besoin d’un clavier à part pour cause de touche « effacer » défectueuse.  Et j’ai parfois besoin d’effacer.  Surtout si je me mets à bloguer.  Je peux pas mettre en ligne tout ce que je pense.  Vraiment pas.  Je dois parfois souvent effacimageer.  Parce que des fois, ce que je pense, c’est pas disable…  Parce qu’il m’arrive de me tromper.  Mais j’ai un beau téléphone avec un étui qui va dans l’eau.  Je me suis dit que je vous mettrais des belles images de mer, de bateau, de spa, de piscine, de rivières et que vous alliez aimer ça et que vous me pardonneriez le vieil ordi.
  • Parce que je m’appelle Danka et que je vis « en région ».  Donc, plutôt difficile de passer inaperçue.  Je ne suis pas Nathalie de Trois-Rivières.  Je suis Danka née à Havre-Saint-Pierre, maintenant à  Sept-Iles, auparavant à  Gaspé et à Percé.  Et quand tu es Danka de Havre-Saint-Pierre et que tu débutes un blogue, difficile de faire semblant que ce n’est pas toi qui a publié un article incendiaire sur le service reçu au restaurant X, appartenant à la cousine de Y, qui te lit religieusement.  C’est également difficile d’améliorer une histoire sans que quelqu’un de proche (ou pas) te ramène à l’ordre en te rappelant que c’était pas Untel qui était là cette fois-là, mais plutôt Chose (ou Machine.  Machine est souvent là dans les histoires qui se passent à Havre-Saint-Pierre). Mais Danka en région, c’est aussi une source intarissable de sujets dont la blogosphère ignore l’existence.  Ça sera pas urbain, ça va parfois être pittoresque (mais pas mal plus souvent rocambolesque).
  • Parce que j’ai procrastiné longtemps.  Après avoir fait le tour complet des  Blogs les plus influents du Québec, j’ai procrastiné encore plus.  Je n’ai pas d’enfants ni de chien.  Je ne bricole pas.  Je ne tricote pas.  Je cuisine, mais je ne note pas mes recettes.  Je ne jardine qu’en bacs sur mon patio.  Je n’ai pas voyagé récemment, je n’ai pas déménagé en Chine ou en Argentine.  J’oublie parfois de me maquiller.  Je ne trouve plus la recharge de la caméra.  Je ne savais donc pas sur quoi bloguer.  Je ne le sais pas plus.  Mais suivez moi quand même…  c’est tous les jours dimanche et on risque de s’amuser.