Parce qu’il y a aussi les livres

En relisant les dernières chroniques de tous les jours dimanche on pourrait croire que l’auteure de ces lignes passe ses journées dans sa causeuse à suivre des séries télé.  Ou des films de Noël (Pour ce thème, préparez vous, ça ne fait que commencer…  un mois de bonheur animé à Ciné-Cadeau, mais également un mois de sourcil soulevé en notant les titres parfois imaginatifs des films de Noël à venir).

 

Je tiens à faire un rectificatif.  Je passe peut-être mes journées dans ma causeuse à regarder des séries télé mais je lis aussi beaucoup.  Et pas juste des magazines.  Cadeau du dimanche, jour 6 du Calendrier de l’Avent, liste non-exhaustive de livres ayant pour thème Noël.

Y’a évidemment la Bible.  Ce qui est un peu tannant, c’est qu’on n’est pas certain de ce qui est de la fiction et de ce qui est réellement arrivé. Mais parait que la meilleure version est dans l’Évangile selon Luc.  Chapitre 2.  Il y est question de César, de Béthléem, de Marie, Joseph, des anges et des bergers.  Mais j’ignore quand les rois mages interviennent dans l’histoire.

On a parlé hier de Colin Firth et de son chandail de Noël tricoté.  Évidemment, avant d’être un film, Le journal de Bridget Jones était un livre.  Et, sans dévoiler de punch,  le dernier chapitre au complet se déroule à Noël.  Et en dévoilant le punch: elle finit avec Mark Darcy et il ne garde pas son chandail de Noël tricoté.

Y’a aussi les romans policiers.  Je ne sais pas pourquoi, mais une grande partie des enquêteurs bourrus et solitaires des romans policiers  travaillent à Noël.  C’est à croire qu’ils provoquent leurs enquêtes. Le commissaire Erlendur de l’auteur islandais Arnaldur Indridason enquête sur le meurtre d’un Père Noël mort les culottes à terre dans « La Voix » (Points, 2008).

C’est  autour de Noël 1975 que le trouble commence pour le Commissaire Kurt Wallender dans la nouvelle « Failles souterraines » (La faille souterraine et autres enquêtes, Seuil, 2012.  RIP, Henning Mankell, tu me manqueras…).

Louise Penny ne veut pas non plus que son Inspecteur Gamache passe Noël à la maison dans « Sous la glace ».  Mais Armand Gamache, contrairement à l’ensemble des policiers scandinaves, a une femme aimante à la maison, la chaleureuse Reine-Marie.

Tu ne sais pas par quel livre commencer?  Il y a sûrement un Mary Higgins Clark qui traine au chalet.  Elle aussi fait une fixation sur Noël (mais pour tout vous dire, je me suis toujours méfiée de Mary Higgins Clark): « Douce Nuit », « Trois jours avant Noël », « Le Voleur de Noël » (années de publication diverses, probablement chez Québec/France Loisirs).

Agatha Christie n’est pas en reste avec son « Noël d’Hercule Poirot », « Christmas plumpudding » et sûrement d’autres.  Mais pour tout vous dire, je ne me rappelle pas avoir lu ces derniers romans.  Ça se dit peut-être pas, mais je n’aime pas vraiment Agatha Christie.  C’est parce que, voyez-vous, je lis systématiquement la fin des livres en partant.  Et Agatha Christie, à mon avis, c’est toujours 150 pages inutiles avec une fin qui n’a aucun rapport avec les indices laissés en chemin.

Ne hurlez pas, j’ai parfaitement le droit de lire la fin avant.  Daniel Pennac me l’a permis dans « Comme un roman », à l’article 2 de ses droits imprescriptibles du lecteur où il me dit que je peux sauter des pages. Parlant de Pennac, si vous ne l’avez jamais lu, commencez donc le congé de Noël 2015 avec sa saga des Malaussène, où dans le premier livre, « Au bonheur des ogres » (Folio ou Gallimard, 1985), le Petit dessine des ogres de Noël.  Et où tout bascule (comme toujours) pour Benjamin Malaussène, le frère ainé responsable bien malgré lui de cette joyeuse tribu.  Si vous ne connaissez pas les Malaussène, plongez, offrez-vous Belleville en cadeau!
Finlement, parce que c’est Noël, empruntez un livre dans la bibliothêque personnelle d’un ami de 5 ans, ou mieux, lisez un livre avec lui.  Moi…  je termine (ou commence) souvent avec les livres de mon enfance.  « Les Patins d’argent », « Heidi » ou le conte du 25 décembre de mon livre des 365 histoires à raconter…

En finissant…

Je vais utiliser ici une technique espionnée éprouvée  et observée sur les autres blogues pour susciter les réponses et des interactions avec les lecteurs,  je vais conclure par une question: Tu lis quoi, toi, à Noël?

 


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Colin a dépassé Galen

bridget_jones_sweaterDans mon cercle d’amies (les iPholles…, vous vous rappelez), comme dans plusieurs cercles de néo-quadragénaires, nous vouons un culte à Colin Firth.  Qu’il soit le Darcy d’Orgueil et préjugés ou celui de Bridget Jones, Colin a rapidement détrôné Hugh Grant dans nos cœurs.  On s’est même déjà tapées « What a Girl Wants » en croate (ou en une quelconque variation du groupe de langues serbo-croate.  Mais c’était peut-être aussi en allemand, c’est plutôt difficile à différencier) dans une chambre d’hôtel de  Zadar, Hrvatska (Hrvatska, c’est Croatie, en croate.  Pour vous montrer qu’on avait appris une base, quand même.  Comme « dinner plate for two, with wine – mais je m’égare).  « What a girl Wants« , en croate, c’est quand même pas pour apprécier le jeu d’Amanda Byrnes.  Non, on s’est tapées « What a girl Wants » pour la mélancolie (et les yeux tristes) de Colin Firth.

Mais quel est le lien entre Colin Firth et le Calendrier de l’Avent?  Voyez vous, mon intention était de vous jaser de vêtements de Noël. Vous savez, les pyjamas en flanelle avec des pingouins, la tuque rouge ou les gros bas de laine.  Les jaquettes pareilles à celles de nos cousines qu’on portait à 7 ans?   Et pour illustrer le tout, je voulais vous mettre des photos des deux plus célèbres mannequins de chandail de Noël de l’histoire du chandail de Noël: Colin Firth et Galen Weston.

Qui est Galen?  Mais c’est le President. Galen Weston, celui du Choix.  Le Choix du President, President’s Choice.  Parce que les iPholles et moi, comme toutes les néo-quadragénaires, avons un « crush » avoué pour Colin Firth, mais nous avons également un faible pour Galen Weston et ses sympathiques publicités dont il est le héros.  Galen, qui nous concocte mes excellentes chips « Aile de poulet Buffalo et Fromage bleu » ou ces « Menus Bleus » qui nous font penser qu’on bouffe santé.  Galen, qui nous a fourni la carte PC et qui nous propose chaque semaine exactement ce qu’on voulait acheter.  On l’aime, le President.

Mais là aujourd’hui, le President, il m’a déçue. A-MÈ-RE-MENT!

Je cherchais donc des photos de Colin et de Galen, avec l’un son beau chandail tricoté par la maman de Mark Darcy et l’autre celui de la pub de Noël d’il y a 4-5 ans.

Colin, la fiabilité incarnée, nous apparait dans toute la splendeur de son panache en dizaines d’exemplaire sur Google.

Mais Galen?  La première recherche n’a donné aucun résultat.  Pas de photos de Galen Weston avec son chandail de Noël tricoté.  Ni en Joe Fresh, ni en Collection noire, ni même en No Name.  Comme s’il reniait l’existence même de ce chandail!

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J’ai fait une recherche scientifique. Tout le monde les iPholles affirment toutes (ben, les deux qui ont répondu à mon texto) que le President a déjà fait une pub avec un chandail de Noël tricoté.  Même chose avec le sondage effectué sur facebook.  On se rappelle très bien de ce chandail.  Avec un dessin, rouge et vert et tout.  On croit même se rappeler qu’il avait des cache-oreilles (mais, ça, on l’a je l’ai peut-être inventé…).  Il a fallu de nombreuses heures de recherche attendre que mon cousin, qui n’a à ma connaissance jamais été obligé de porter de pyjama de Noël assorti à nos jaquettes de Noël qu’on avait à 7 ans, intervienne. Il a trouvé ceci.  Une seule photo.

Galen chandail de Noël

C’est quoi Galen?  Tu as payé une grosse firme de relations publiques pour effacer toute trace de cet épisode de ta vie?  Mais tu vois Galen.  On trouve toujours.  Parce que Noël, c’est une fête de famille et dans la famille, on se tient.  Mais Galen, tu me déçois.  Tu NOUS déçois.  Tu étais notre President.  On les assume, nous, nos jaquettes de Noël pareilles à celles de nos cousines que l’on portait à 7 ans.

Galen, aujourd’hui, c’est Colin a gagné.

Tu es mieux de me donner beaucoup de PC points sur les tomates en canne cette semaine.  Les Aylmer.  Pas les President’s Choice.

Mise à jour du 17 décembre:

Merci Galen.   Mais ça me fait un peu peur.

  

 

 

Vendredi cosmique (ou cosmos)



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Tu as peut-être ton premier party de Noël ce soir?  tous les jours dimanche te le dit, c’est vendredi, mets toi pas trop de pression.  Lis ceci avant de faire une maille dans ton bas de nylon.

  • Sors tes lumières de Noël. Branche-les.  Remets l’installation à demain.
  •  Fais des variations sur le thème du cosmopolitan. Je sais, il y a plein de nouveaux drinks fancys à la mode ces temps-ci, mais moi, je suis assez conformiste dans le domaine: bloody ceasar, rhum & coke (avec lime), black russian… et cosmo.  Parce que c’est bon, et parce que ça me rappelle mes amies Samantha, Charlotte, Miranda et Carrie.  Quoique Carrie, c’est un peu moi (un jour, on jasera de Sex & the city… j’adore jaser de Sex & the city)…
  • Proportion de la recette de base:
    •  1 part de vodka
    • 1/2 part de Triple Sec
    • 3 parts de jus de canneberge.
    • De la lime.
    • Comme le dirait James Bond, qui malgré son nom de famille, ne vient pas de Longue-Pointe, « shaked not stirred ».  À partir de là, amuse toi.  Un des défauts du cosmo en période festive est son manque de bulles. Pas de problème, profite que le Président te donne des PC points pour t’acheter des « sodas italien ».  Donne lui un peu de saveur locale avec des berries au lieu des canneberges. Est-ce que je t’ai déjà dit qu’Ikea en vendait?  Je te le dis maintenant.  Rien de mieux qu’une lichette de « saft lingon » pour donner du « oumph » à ton cosmo.  Tu peux bien entendu les servir dans les verres à martini.  Mais ces verres sont beaucoup moins stables que la Bonne Femme Niapiska.  Fais attention.  Le premier dans un verre à martini, la suite dans un verre à bordeaux. Ou de Flash McQueen.  Ou de la Reine des Neiges.  Mais tu fais comme tu veux, c’est toi qui frottera le plancher collant demain matin.   Parlant de la Bonne Femme, je crois qu’elle n’aurait pas dédaigné un petit cosmo le vendredi.

Tu es maintenant prête (le féminin est employé volontairement.  Mais si tu es un gars et que tu aimes les cosmos, je ne te juge absolument pas.  Et si tu es un gars et que tu es le pro des cosmos…  es-tu célibataire?) pour ton premier party de Noël 2015.  Mais tu peux aussi trouver le pyjama des Fêtes de l’an passé et te louer Love Actually… (si tu es le gars qui est pro des cosmos, je suis également prête à envisager « Le sapin a les boules »…

Chin!

 

Les lutins sont partis à Blanc-Sablon

Calendrier de l’Avent de « tous les jours dimanche », jour 2.

Quand j’ai effectué un très scientifique sondage auprès de mon focus group (c’est-à-dire envoyer un texto aux iPholles*) pour leur demander qu’est-ce qu’on pourrait bien offrir comme gâterie dans un Calendrier de l’Avent « tous les jours dimanche« , il y a eu spontanément une suggestion de la part de « S », mère de deux enfants: tu pourrais leur dire de décapiter un lutin!

Mise à jour:  il semblerait qu’il ait été question de « disséquer un lutin ».  C’est effectivement le cas, après vérification scientifique:


Avant d’appeler la police du Royaume Hiver parce que vous pensez pouvoir dénoncer mon amie « S », mère de deux enfants, veuillez noter qu’il y a quatre « S » mères de deux enfants chez les iPholles.  Et c’est probablement pas celle que vous croyez qui veut décapiter disséquer un lutin…

Je me suis dit que c’était probablement un peu… violent.  Mais j’ai eu unehttps://communautairestnl.files.wordpress.com/2013/07/carte-route1.jpg bonne idée pour éloigner votre lutin pour un petit bout.  Envoyez le porter des cadeaux à Blanc-Sablon et dites aux enfants qu’il reviendra quand il aura fini sa job là-bas.  Ce que le lutin ne sait pas encore, c’est que quand on part pour Blanc-Sablon, on sait quand on part, mais on sait pas quand on revient.  Donc, il se peut que le lutin soit pris là une coup’ de jours, ils annoncent peut-être du verglas.  Pis le verglas, c’est pas bon pour les avions.  Ah ben oui, je ne vous l’avais pas dit, y’a pas de route pour se rendre à Blanc-Sablon.  Ça se passe en bateau ou en avion.  Un lutin débrouillard pourrait peut-être décider de prendre la route 389 entre Baie-Comeau et Fermont (560 km de montagnes russes et de garnotte), saluer Manic 5 en passant, continuer sur la Trans-Labrador Highway à partir de  Labrador City pendant encore 1 125 kilomètres et finalement regagner le Québec, en arrivant à l’est de Blanc-Sablon.  Tu viens ainsi de t’éviter 3 jours de  bordel de lutins.

Une fois rendu et son travail accompli, le lutin qui décidera de regagner Sept-Iles à bord du très neuf navire Bella Desgagnés devra attendre le départ du bateau, le vendredi midi et arrivera le dimanche soir.  Un seul bateau par semaine.  Encore deux jours et demi de sauvés pour toi dans la lutte aux lutins.  Mais ça, c’est s’il fait beau, s’il n’y a pas de bris, s’il n’y a pas de glace.  Pour dire vrai, on n’a pas vu le bateau respecter son horaire souvent récemment.  Donc, peut-être une journée ou deux de plus sans lutin dans le piège.

elf-on-the-shelf-goes-to-the-airport-2Bon, si tout se passe bien et que le lutin arrive trop d’bonne heure…  Pas obligé de le décapiter disséquer non plus.  Fais le passer par l’île Anticosti.  Y’a juste des vols les lundis, mardis, jeudis et vendredis.

Tu vas encore sauver quelques jours.

Il y a aussi un risque que le lutin n’arrive pas à temps pour Noël.  Dans ce cas là, demande une route de Kégaska à Blanc-Sablon au Père Noël.  Ça fait 40 ans que les gens de la Basse-Côte-Nord la mette sur leur liste de souhaits.  Ils auraient pourtant dû l’avoir depuis le temps, sont plutôt gentils.  Personnellement, ils ont toujours fait partie des coups de cœur des communautés avec lesquelles j’ai eu à travailler.  Le Père Noël pourrait être généreux.

Tu vois, chère amie « S », deux enfants.  Pas obligé de décapiter disséquer le lutin.  Envoie-le juste à Blanc-Sablon.  Il va te revenir vers le 17 ou 18 décembre.

Pour en savoir plus sur la Basse-Côte-Nord, allez lire ceci: De port en port sur la Basse-Côte-Nord

* iPholles: se dit comme ça se prononce.  Contraction de folle et iPhone.  Reconnaissables aux 63 iMessages quotidiens se mettant mutuellement toutes en cc de leurs menus du soir, leurs conseils mode, de leurs critiques sociales, de leurs coups de gueule et de leurs analyses politiques éclairées.  On y reviendra dans un prochain article.

Avent. Jour 1.

On en a parlé il y a à peine 12 heures.  J’ai pas encore eu le temps d’oublier ou de démissionner, « tous les jours dimanche » commence un calendrier de l’Avent.  Tu peux l’appeler comme tu veux.  Calendrier de Noël , 24 jours de chocolat ou 24 jours de joie.  Reste que c’est un Calendrier de l’Avent, pareille.

hqdefaultBon, tu pourrais commencer par faire ton sapin.   À moins qu’en bonne/bon crinké(e) de Noël que tu es, tu l’aies déjà fait.  Mais ici, on va attendre à samedi.  C’est chiant faire le sapin un soir de semaine.  Donc, jour 1 de l’Avent, on commence avec la musique de Noël. « Fa-la-la-la-la la-la-la-la« . Je vais t’éviter le lien vers le vidéo de Bundöck, parce que je suis certaine que tu as déjà la toune dans la tête (« Tombe et tourne et tourbillonne, fa-la-la-la« …  là tu l’as dans la tête, hein!  Moi, pour tout te dire, je l’ai dans la tête à l’année.  Il me suffit d’avoir un cosmo à shaker ou une sauce à spag à brasser et ça part dans ma tête: … « et tourne et tourbillonne« )

Dans la catégorie « fais-toi plaisir », c’est le but d’un Calendrier de Noël , je te propose le frisbee.   Parce que tu as sûrement un disque de Noël qui traine qui ferait un splendide frisbee.  Tu sais, la compilation qu’ils donnent avec le 7 jours spécial des Fêtes où il y a tous les mariages et divorces de l’année.  Essaie pas, toi aussi tu l’as acheté l’an passé.  Trouve ce cd là. Ou « Un martini pour Noël » de Frédérick de Grandpré.  Acheté sur un coup de tête, mais sûrement aussi conçu et réalisé sans grande réflexion.  Et organise un match de frisbee.  Idéalement dehors, habille-toi comme il faut, faut s’y faire, décembre est arrivé, l’hiver est commencé.

Y’a les plaisirs coupables.  Feliz Navidad par la famille Dion, où Céline a assuré un revenu à ses 13 frères et sœurs (par contre, pas certaine que « Les cloches du hameau » aient été un choix judicieux pour uorgueHetun disque de Noël qui s’est vendu à travers le monde…).  Y’a les choix pâtés à la viande avec la Bottine et tous les autres.  Les choix larmes aux yeux.  Comme Noël au camp de Tex Lecor.  Heille, Noël au camp.  3 minutes de déprime signées les Insolences d’un téléphone.  Il filait pas, Tex…  Y’a les chants de la messe de Minuit.  Et ça, je suis une pro.  Faut bien articuler et garder la note.  J’ai appris avec Soeur Christiane, moi. « Ça Bergers assemblons Nous^ » (on monte juste à « nous » pis pas de trémolos!)

Mais plus sérieusement, je te suggère le très beau Nipaiamianan , de Florent Vollant.  Ou notre compilation préférée de route familiale (ceux qui nous connaissent peuvent se douter que ça a été très très écouté!), achetée autrefois en cassette et récemment remasterisé, Si Noël vous chante.  Et A very special Christmas, les volumes 1 & 2.  On ne s’est pas rendues plus loin, c’est assez.  Ma soeur vous fait dire que le disque de Noël de « New kids on the block » est aussi un classique, mais cette opinion n’engage qu’elle.

Les images des disques de Lucien Hétu sont là parce que Léonce ne m’aurait jamais pardonné de parler de musique de Noël sans parler de lui.  Et parce que toi aussi tu es comme moi né quelque part dans les années ’70, ou en ’80, je te laisse avec Cannelle, Pruneau et leur cousin Rigodon.   Allez, commence décembre avec ça  et passe une belle journée!

 

 

 

 

 

 

Dans 24-23-22 …

Quand on trouve que la vie, c’est tous les jours dimanche, on peut supposer qu’en décembre, c’est tous les jours Noël.

IMG_3165Oh, ne vous méprenez-pas.  Je ne suis pas de ces hystériques qui font leur sapin à la mi-novembre.  Comme ma sœur.  Qui m’avait toujours interdit de sortir mes lumières avant le 1er décembre.  Et chez qui depuis deux semaine brille de toutes ses lumières scintillantes le roi des forêts.  Non.  Moi j’ai des principes madame.  Le sapin, pas avant le 1er décembre.   Et malgré ce que les mauvaises langues en ont dit, je n’ai pas encore ouvert une seule petit porte de mes deux calendriers de l’Avent.  Je sais me tenir.

J’adore les calendriers de l’Avent.  Même si on se le cachera pas, les portes en carton sont souvent meilleures que le chocolat qu’elles cachent.  Je vous propose donc une expérience.  À partir de demain, un article par jour.  Des plus longs.  Des plus courts.  Des drôles, des sûrettes.  Peut-être que des fois, on va passer un jour ou deux et des fois…   on va en ouvrir trois en ligne.  Je fais ça avec mes calendriers de Noël.  Essaie pas… toi aussi…

Bon, comme on s’aligne pour un bon marathon, on se brûlera pas en partant, j’ai embauché spécialement pour aujourd’hui un collaborateur spécial. Dans les prochains 24 jours, je vais tenter de vous écrire un Calendrier de l’Avent un peu différent…  Donc, pour garder du sérieux dans la patente, j’ai pas choisi n’importe quel collaborateur.  Mon collaborateur est Missionnaire d’Afrique, ses collègues et lui sont aussi appelés « Pères Blancs ».  Il est Supérieur Provincial à la retraite, mais son tempérament de chroniqueur-reporter lui, ne prend pas de pause.   Julien Cormier, mon oncle, nous explique ce qu’est l’Avent.  Vous êtes chanceux, la semaine dernière, il était à Washington, peut-être pour en parler avec Barack Obama.  Et celle d’avant il était à Rome (un jour, on vous fera un reportage sur notre tour guidé de Rome, qui inclut systématique un gelato Piazza Navona et où on ne va JAMAIS dans les catacombes ni dans le Colisée.  Si vous voulez y aller, faites affaire avec une autre entreprise).  En fait, on ne sait jamais exactement s’il est au Mexique, au Brésil ou ailleurs sur la planète.  Vous savez, dans une famille, il y a toujours un globe-trotter dont on ne suit pas tout à fait les allées et venues?  Et bien dans la nôtre, c’est le doyen de 74 ans qui joue ce rôle.  Le soir du vendredi 13 novembre, fallait voir les textos des neveux et nièces se faire aller (Julien, c’est tu aujourd’hui ou hier qu’il revenait de Rome vers Washington?  Parce que là, ils viennent de fermer Charles-de-Gaulle!).  (Il était en sécurité à Washington). Mais cette semaine, il nous écrit de la rue St-Hubert à Montréal.  Chers lecteurs, on débute ça en grand, mieux que Wikipédia, voici l’Avent tel qu’expliqué par Julien.  Et où on apprend que l’Avent a commencé hier, dimanche le 29 novembre, et que j’aurais ainsi pu ouvrir ma première porte deux jours d’avance!

« Les 4 dimanches avant Noël sont-ils appelés le « Temps de l’Avant » ? Non, ne pas écrire « avant » avec un A, comme si c’était le temps de l’avant-Noël. C’est « Avent » avec un E… simplification du mot latin Adventus, l’avènement de Jésus. « Venez divin Messie, nous rendre espoir et nous sauver » n’est pas un chant de Noël, c’est un chant de l’Avent. Une expression qui, comme Dies Natalis, jour de naissance de Jésus, demandez-moi pas pourquoi, est devenu en Italien Natale, en portugais Natal et en français, ce nom qui sonne si joyeux, Noël ! Noël rime dans ma tête avec Jingle bell ! C’est comme ça, tellement nous sommes américanisés et que certains chants américains marquent notre imaginaire en préparation du 25 décembre, fête du retour du soleil, du solstice d’hiver. « Dreaming of a white Christmas » ? Parce que cette fête populaire est devenue universelle, oui, même au Japon non-chrétien, où après avoir lancé la bombe atomique en 1945, les soldats américains ont lancé la tradition de Christmas, littéralement la « messe du Christ ». Avec une référence chrétienne aussi forte, pas étonnant que le souhait « Merry Christmas » devient « Season’s greetings », « Joyeuses fêtes » dans les discours politiquement corrects, respectueux des concitoyens juifs, musulmans, bouddhistes, hindouistes, raéliens, témoins de Jéhovah, scientistes, de religion athée, ou autres chrétiens essentialistes. Pas de célébration, pas de crèches dans les lieux publics…
Mais n’ayez pas peur, Coca-Cola ne veut pas qu’on oublie le Temps des fêtes, et a laïcisé Santa Claus, Saint Nicolas, le Père Noël, qui offre maintenant les jouets aux enfants tout un buvant la célèbre boisson gazeuse. La publicité des grandes marques nous rappelle depuis le 1er octobre, qu’il y a une fête de la lumière qui s’en vient, que des « beaux sapins rois des forêts » aux aiguilles bien vertes, sont à vendre, que vous pouvez acheter vos billets pour le ballet Casse-Noisette, le spectacle Magie de Noël, ou un concert des chants de Noël par une chorale locale. Là, ça passe si on fredonne qu’ « Il est né le divin enfant » et que « Minuit chrétien, c’est l’heure solennelle où l’homme-dieu descendit jusqu’à nous». Oups ! Je viens peut-être d’insulter un non-croyant, ou de scandaliser les parents ont choisi uniquement le Père Noël, pour initier leurs enfants au monde spirituel ou magique. Le Bon Père Noël (Saint Nicolas, évêque laïcisé et marié puisqu’il existe une Mère Noël) est somme toute un personnage sympathique dont Jésus, vivant au XXIe siècle, aurait parlé pour présenter une image positive de Dieu comme papa. Dieu le Père ! Les communistes soviétiques ont supprimé la fête de Noël pendant presque 80 ans. Mais comme c’est une fête magique, voilà qu’elle est revenue sur le calendrier russe.
Nous aimons tellement Noël, « sa magie », ses « neiges d’antan », « le petit nez rouge » que nous consommons Noël, en payant le prix fort, bien avant le temps de l’Avent. C’est comme manger tous les œufs de Pâques pendant le carême. Un temps de préparation à fêter Noël ? Pas vraiment. Combien de partés de Noël en décembre ? Un peu comme si, au lieu de célébrer le baptême d’un bébé naissant, son accueil officiel dans la famille humaine, on se contentait de faire quatre ou cinq « showers » (douches de cadeaux en soutien à la future maman). Mais j’exagère. Bon réveillon. Avant ou après la messe de minuit ? Demandez aux grands-parents qui y vont encore et qui pourront dans les jours suivants expliquer les « poupées de la crèche » à leurs petits-enfants ! N’oubliez pas de leur parler de l’âne, du bœuf et des chameaux. C’est très bio, très écolo, une crèche de Noël. « Rien de plus, bergère, rien de plus ? » – « J’ai vu dans la crèche, un petit enfant, sur la paille fraîche, mis bien tendrement »- « Sainte Marie, sa mère, lui fait boire du lait. Saint Joseph, son père, qui tremble de froid ». Joyeux Noël! !   »   

NDLR: Julien vous a mis les paroles écrites de D’où viens-tu bergère… s’il y avait pensé, c’est certain qu’il vous aurait mis ce fabuleux extrait tiré du disque « Le Noël de Cannelle et Pruneau« .  Je vous le mets.  Prérogative de la rédactrice!

Donc, on se revoit virtuellement demain matin?