Les démon(e)s du passé

Jour 16 du Calendrier de l’Avent tous les jours dimanche. Nostalgie du temps passé.  À ma manière…

Ces jours-ci, les étudiants des cégeps et des universités vivent la dernière semaine de la session.   Ces jours qui en août nous paraissent si loin et qui finissent par arriver.  La conclusion de trois mois d’efforts. Enfin, c’est ce qu’on en dit.

Bon.  Parents d’étudiants partis étudier au loin dans la grand’ville, cessez immédiatement la lecture de cet article.  Vous n’en dormirez peut-être pas de la nuit.  Maman, ferme tes yeux et bouche tes oreilles, passe tout de suite à la conclusion, je te promets que ça finit bien.

Retour en décembre 1994.  J’ai été une étudiante…  intense.  Les jours où on étudiait, on étudiait. Les jours où on faisait rien, on ne faisait rien.  Et les jours où on festoyait, on festoyait.  Et je ne regrette aucun moment de cette vie où l’agenda tournait autour du travail long, des mi-sessions, de la fin de session.  Et du Carnaval de Québec.

Un étudiant en fin de session devient un peu dans un état  second. « Dans mon temps » en tout cas.  Peut-être pas avant, peut-être pu maintenant.  Mais en décembre 1994, on était de même.  Après avoir élevé la procrastination au rang de sport olympique pendant quelques semaines, nous avions donné un coup ma coloc et moi et avions finalement réussi à rattraper tout le retard pris dans tous les cours, avions fait tous nos plans de travail pour tous les travaux à remettre, les bibliographies étaient prêtes, bref, on était au-dessus de nos affaires et méritions un break.  Selon nos critères à nous.  Le vrai boulot commencerait le lendemain, mais ce soir là, nous avions décidé qu’on décorerait l’appart pour Noël et qu’on voulait un sapin.  Quelques jours auparavant, nous avions chacune de notre côté négocié un budget déco de Noël auprès de nos parents respectifs, budget qui avait finalement été dépensé en Fin du Monde, bière apparue cette année là et qui contient encore aujourd’hui beaucoup trop d’alcool pour la vitesse à laquelle on la buvait.  Nous n’avions donc pour décorations que les lumières de Noël que j’avais de l’année d’avant.

Bière de Noël

Ça nous prenait  un sapin.  Pour justifier le budget déco de Noël.  Nous n’étions jamais à court de ressources et de bonnes idées.  Ça adonnait bien, il y avait un stand à sapins juste l’autre bord de la rue.  Sauf que dans notre cas, la rue, c’était l’autoroute Duplessis.  Et nous n’avions pas de char. Pas de trouble avec ça, on prend le viaduc de Quatre-Bourgeois, y’a un trottoir.  On part, on se trouve un sapin, on le ramène.  À pied.  Aussi simple que ça.  Mais pas si simple quand même.  C’est large une autoroute à quatre voies. Et je ne sais pas si vous le savez, c’est du trouble un sapin à pied.  On « emprunte » donc un panier à l’épicerie et on ramène notre sapin.  En empruntant le viaduc au dessus de Duplessis, on se rappelle.  On rentre discrètement (!) le sapin, on installe ça, un peu bric à brac.  Et on est fières de nous. On a ac-com-pli quelque chose (la soirée ne faisait que commencer…).  Et on procrastine encore un peu… Et on se rappelle qu’on a juste des lumières de Noël.  Le temps que le sapin dégèle, on s’entoure dans les guirlandes de lumières et on se tape une game de Quelques arpents de piège avec la visite arrivée entretemps.  Une game au complet, entourées wrapées dans les lumières, en ajoutant un règlement, pas le droit de dire des mots avec « r » (déformation cayenne qui se propageait à l’Outaouais et à la Capitale-Nationale.  Pour le fun.  Ce qui donne des réponses du genre « Piasse des Feuillus » au lieu de …   Dollard des Ormeaux.   On était de même.  Des intellos-illuminées.

Le temps passe… la game finit, et le sapin est prêt.  On a des lumières, mais rien d’autre.  Et ici intervient un plan fouareux d’étudiantes typiques.  On n’étaient pas très assidues sur la consigne des bouteilles, on décide alors de décoller les étiquettes de toutes les bouteilles de bière de toutes les caisses qui trainent dans le locker (on se rappelle qu’on avait procrastiné quelques semaines… ).  On trouve que des étiquettes de bouteilles de bière, ça va faire des belles boules colorées et brillantes.  On passe un bon deux heures sur le projet.

Pour les guirlandes…  l’autre plan fouareux.  Le master king des plans fouareux de la déco de Noël.  Pour une raison obscure, les étudiants aiment ramasser les bouchons de bière.  Habituellement dans un pichet de bière vide ramassé à la Volks Brahauss ou à la Relève.  Le temps avait passé, la soirée devenait assez avancée.  Pensez-y, le sapin, la game de Quelques arpents de piège, les étiquettes.  Il devait ben être rendu deux heures du matin.  Ben, à 2h du matin, nous avons eu une  bonne idée. Une guirlande de bouchons de bière.  Les deux colocs assises par terre dans la cuisine, perçant les bouchons de bières avec un clou,  à grands coups de talon de Doc Martens, les enfilant sur une ficelle qui ferait plusieurs fois le tour du sapin.  Nos voisins étaient des saints.  Ou juste très sourds.  Mais cette nuit là, ils nous ont fait savoir qu’on était bruyantes.  Alors qu’on était juste deux, même pas si sur le party, occupées à  recréer la magie de Noël!!!!

017E00D707535919-photo-logo-tuto-carillon
Notre guirlande n’était malheureusement pas aussi cute.

Ce sapin était magnifique.  Plein de magie et de bière.  Il brillait de mille feux, les lumières se reflétant sur les étiquettes de Molson Ex et de Carling, sur les bouchons de Labatt Bleue…

Vous vous demandez si on a choisi d’y ajouter un ange ou une étoile?

Mieux que ça.  On a choisi l’emblème des fêtards de Québec.  La tête de Bonhomme Carnaval qu’il y a sur la canne qu’on remplit de caribou (ou de Jack Daniel).

Canne de carnaval

Au début du texte, je vous ai promis une belle fin…

La voici:

On a fini par passer notre session.

Enfin, selon ce que je m’en souviens…

Publicités

La princesse et la charrue (conte routier)

Il était une fois, dans un royaume situé au nord du 50ème parallèle, une princesse,  ayant échangé son carrosse japonais à transmission manuelle contre une fougueuse monture « all wheel drive », monture qui parcourait les la routes de ce royaume, chaussée de godasses de  marque française, des Michelin X-Ice (des pneus comme des souliers, la mode y est française ou italienne, les X-Ice ont été gracieusement offerts par les marchands du temple – le concessionnaire.  Mais je préfère encore mes anciens Blizzak, ou encore ces bons vieux Nordik Icetrak de la Tirelire Canadienne, recommandés jadis par le roi de la conduite hivernale, feu mon père).

La princesse avait été élevée avec les plus hauts standards de la conduite en public.  « Colle pas la voiture devant toi » (tu la connais à peine), « freine pas pour rien, ralentis avant » (c’est pas comme si la courbe avait pas été annoncée), « le camionneur est ton ami » (organise toi pour qu’il te voit dans ses miroirs).  Elle « tcheckait son alpeur (mot carolinien signifiant « helper »), comme on lui avait appris.  Elle trainait avec elle depuis 20 ans le kit que son père lui avait offert en lui disant: « on sait jamais »  (des câbles à booster, une couverte de laine datant du galion de son grand-père, un roi acadien ayant affronté les Sept Mers , trois chandelles et une pelle Transformer pouvant devenir tout à la fois des panneaux réfléchissants, des tracks à neige, pis.. une pelle.  Et un petit couteau suisse.  On peut toujours se sauver la vie avec un petit couteau suisse.  Elle renouvelait annuellement les barres tendres, la bouteille d’eau et les hot shots et oubliait systématiquement de trainer un sac de sable, comme il était prescrit).  La princesse se stationnait de reculons toutes les fois que la neige était annoncée.  Et en vieillissant, elle décidait à l’occasion de rester stationnée quand la neige était annoncée.  Pas souvent, c’tait pas une moumoune.  Mais des fois, la route, même quand elle est juste « critique », (même pas fermée…), ben, elle est moins notre amie.

Et sur la route, il y a plein de méchants.  Le premier petit cochon avec sa maison en paille et ses tires su’a fesse.  Le grand méchant loup en invincible F150 qui dépasse 3 voitures et 2 vannes, mais qu’on retrouve dans le fossé 6 kilomètres plus loin (quand on dépasse des filées de vannes, on les voit pas les pancartes prévenant les courbes).  Le nain (ou le Schtroumpf?) Dormeur et la Belle au bois dormant qui cognent des clous au volant.  Blanche-Neige qui texte.  Hansel et Gretel qui parsèment la route de verres Tim Hortons (question de retrouver leur chemin?).  Le Chat Botté, en bottes des Sept-Lieux, qui croit que la route lui appartient.

Ah oui, la princesse croisait bien des gens sur sur chemin.  Quand l’hiver arrivait, elle décorait la monture japonaise d’une jolie boucle de circonstances et elle partait avec Nounours visiter les amis et la parenté.   

 Elle aurait bien aimé que les magiciens japonais inventent un truc pour ne pas être obligée de mettre du lave-glace aux 200 kilomètres dans certaines conditions, mais elle les remerciait quand même d’avoir pensé à faire un réservoir qui contenait un bidon au complet.  Et les louangeait pour les sièges chauffants.  La princesse avait parcouru le Royaume en entier et les Royaumes voisins.  La Gaspésie via Murdoch-où-la-neige-a-été-inventée.  Le Saguenay-fa-là-là.  Elle s’était même une fois (une fois n’est pas coutume… la duchesse aux cheveux de feu épousait, en velours vert, son Prince Charmant) aventurée jusqu’en Abitibi.   Un 28 décembre.  À Val-d’Or (heille, on va se le dire, c’est loin Val-d’Or…)  Elle s’était pour l’occasion adjointe une autre Reine (de la soirée).
Sur son chemin, elle croisait donc bien des gens.  Mais, elle redoutait toujours un grand dragon.  De ces créatures qu’on ne sait si elles nous veulent du bien ou du mal.  Une immense sylphide, dotée d’ailes démesurées.  Traversant le royaume, éclairant la nuit, parfois deux par deux.  Prenant deux voies de larges.  Celle qui détermine si on passera ou pas. Celle qui dicte notre vitesse à 30 km/h sur des kilomètres.  Crachant du sel, lançant des roches.  Plus puissante que la Reine des Neiges.  La vraie de vraie Reine de l’hiver.

——

La charrue.

Deneigement_route

Expériences: ange, chorale et servante de messe

Je suis née et j’ai grandi dans un village de 3 500 âmes.  Le genre de place où les grands moments, tristes ou joyeux, se déroulent dans un triangle délimité par l’hôpital, le quai et l’église.  Le triangle d’or cayen.

Havre-Saint-Pierre - source: Tourisme Côte-Nord

Dans ce triangle, on part en bateau, on célèbre les mariages, les baptêmes, les funérailles (note: le terme « célébrer » n’implique pas nécessairement « faire le party avec des bulles et un dj ».  Le terme célébrer c’est également « Procéder à quelque chose d’exceptionnel, de marquant, l’accomplir avec une certaine solennité » ou encore « Accomplir les rites associés à un acte religieux », d’où le fait que oui, on « célèbre » les funérailles).  Mon bal de finissants de secondaire 5 a eu lieu dans le sous-sol de l’église, la plupart des mariages auxquels j’ai assisté également et c’est là qu’on a traversé à l’an 2000.  On peut de mémoire, à distance et à l’œil évaluer exactement le nombre de balounes que ça prendra pour couvrir le plafond et le nombre de tables qui entrent entre les colonnes (ces colonnes sont une calamité en terme de montage de salle).  On nait à l’intérieur de ce triangle et on y meurt.  En fait, depuis plusieurs années, on y meurt seulement, puisqu’il n’y a plus de naissance à l’hôpital local, ce qui implique pour les familles de se déplacer de 2 à 4 semaines à l’avance dans un hôpital de grands centres (comme Sept-Iles, par exemple).  Mais il sera question de cela ultérieurement dans la vie du blogue.  Dans ce triangle se trouve aussi le bar où on a tous pris notre première bière avant l’âge légal.  Mais de cela aussi nous en discuterons plus tard…  ou peut-être pas.

Donc, quand on grandit à proximité de ce type de triangle, il est usuel d’avoir accompli des activités qui pourraient sembler étranges « au monde de la ville ».  Dans mon cercle, tout le monde a déjà: servi la messe, fait les lectures, chanté dans la chorale de la messe de 8h/10h/minuit.  Pour tout vous dire, la famille au complet a déjà joué un rôle dans une crèche vivante, des anges en robes vertes menthes ou rose poupoune aux bergers en toile de sacs de farine et serviettes à vaisselle en lin, en passant par le petit Jésus en personne.  Encore il y deux ans, le père d’une amie nous a dit que c’était lui qui chanterait le Minuit Chrétiens et c’était parfaitement plausible de le croire.  C’était juste pas vrai.  Mais on a eu le temps de le répéter nous autres…

Source: Diocèse de Baie-Comeau

Les années de chorale laissent des traces.  Je suis exaspérée quand ça trémolote dans « Ça berger … » et je donne des points bonus quand il y a des vrais instruments (parlez-moi pas d’un Minuit Chrétiens avec de la musique enregistrée!).  Dans ma tête, la messe de 8h est la messe des enfants et devrait donc être plus courte.  Pas comme celle vécue dans le coin de Québec il y a quelques années où tous les enfants présents sont allés chercher une décoration pour le sapin en échange de leur petite histoire de bonne action dans l’année et qui s’était terminée par un animatrice de pastorale exaspérée qui les garochait vers le sapin encourageait avec des mots doux: « va te chercher une boule ».  On aurait peut-être pas dû finir la bouteille de porto avant d’aller à cette messe, mais que voulez-vous, on était juste fiers d’avoir agis en adulte et d’avoir pensé à aller à la messe de Noël entre cousins sans parents pour nous y obliger.  À 25 ans…

Il y a aussi l’année où toute la famille sans exception avait contribué à vider une bouteille de spray net avec des brillants pour aller étinceler dans la petite église du village où on passait Noël cette année là et où on n’était pas connus.  On n’aurait pas fait ça à Havre-Saint-Pierre…

Il y a aussi l’année où, pleins de bonne volonté, en visite à l’extérieur, on s’est rendus à l’église pour s’apercevoir que la messe était finie.  Ça non plus ça n’arrive pas à Havre-Saint-Pierre, parce qu’il y a toujours quelqu’un de la famille qui chante, sert la messe, fait l’ange, le berger ou le petit Jésus, ou même le sermon.

Cliquez pour l’article suivant:

https://touslesjoursdimanche.com/2015/12/14/mise-a-jour-du-14-decembre/

 Suivez-moi sur: Facebook.

https://m.facebook.com/touslesjoursdimancheleblogue/
 

 

Chers voisins, ne craignez rien

J’ai un aveu à vous faire.  On en est au jour 11 du Calendrier de l’Avent tous les jours dimanche et je n’ai encore installé aucune décoration de Noël.  Il y quatre sets de lumière qui trainent dans l’entrée depuis 10 jours et je n’ai pas encore trouvé l’énergie de les installer (énergie, lumière de Noël… je suis trop forte!).

Peut-être que c’est parce que je ne supporte pas la compétition. Dans nos étroites petites maison en rangée d 18 pieds de large, les décorations du deuxième voisin  rivalisent entre elles au firmament des lumens.  Je dis bien « entre elles ».  Ses seules décorations à lui pourraient suffire pour les 6 maisons qui composent le bloc.  Et peut-être même pour deux blocs.

Le Sapin a les boules

Mais je vous entends, c’est pas une raison pour pas décorer.  Après tout, on vit dans une région qui produit de hydro-électricité, on a gagné notre droit à la lumière scintillante.  Mais vous savez, les personnes organisées qui installent leurs lumières en septembre sous prétexte que c’est plus facile que dans les froids de décembre?  Ben elles l’ont fait pour absolument rien cette année, demain 12 décembre on annonce 5 degrés sur Sept-Iles (notez ici une chose, je vous parle des prévisions météo pour Sept-Iles.  Je n’ai pas écrit « ils annoncent 5 degrés sur la Côte-Nord ».  Parce que c’est pas parce qu’il fera 5 à Sept-Iles qu’il fera aussi 5 à Schefferville, Port-Menier, Tadoussac et Blanc-Sablon.  Je ne vous parlerai donc jamais de notre climat météorologique nord-côtier.  C’est trop grand…  vous pourriez vous y perdre).

Donc, demain, chers voisins, ou peut-être dimanche, je profiterai de cet automne qui s’éternise, je vais lâcher ce look de maison qui riposte contre le temps des Fêtes et étincellerai de tous mes feux.  Ben…  un peu moins que le deuxième voisin.

Cuisinons à la cayenne

10 décembre, jour 10 du Calendrier de l’Avent tous les jours dimanche.  Humble contribution à vos recettes de Noël.

Petit apparté:  il ne sera pas ici question de poivre de Cayenne, de VUS Porsche ni de la ville de la Guyane portant ce nom.  Il sera ici question d’un livre de recettes des Dames Fermières de mon village, où les gens portent fièrement le nom Cayens (et Cayennes). On le reçoit quand on part pour le Cégep…  ça fait partie du kit de départ.

Je vous mets ici quelques petites recettes qui pourront vous aider dans la préparation de votre Réveillon, mais également de ces potlucks disparates qui parsèmeront les prochaines semaines.  Tirées de  la 6ème édition et d’une autre édition inconnue pour cause de page couverture disparue.

Voici la 6ème édition. Les éditions précédentes possédaient des petits extra que nous vous ferons découvrir plus loin dans l’article.

 

Pour gagner le cœur de vos invités ou celui du Père Noël, voici la recette idéale. En tout cas, c’est celle qu’on utilise dans ma famille.

 

IMG_0669
Toute rencontre de plus de 5 personnes nécessite une trempette au crabe. Laissez faire les crudités fancy et les craquelins bio, ça se mange avec des Bugles. Après un épisode difficile où les Bugles furent retirés du marché, nous les avons retrouvé avec bonheur dans un sac refermable.
IMG_0666
C’est si bon (les œufs farcis).

 

IMG_3371
Voici une vraie recette de dinde, avec de la vraie farce. Pas de raisins secs, c’est pas bon les raisins secs. Par contre, pour les conseils de cuisson se référer à Ricardo, il est un peu plus clair dans ses explications. Expérience vécue.
IMG_3369
Voici la vraie recette de bûche de Noël. Toutes les autres variations ne sont que fantaisies et ostentations. Y glisser une confiture de plaquebière ou de berries au choix, glacer de crémage au cocoa et décorer de petites haches et de traineaux en plastique.
IMG_0671
Pour les plus aventureux, pourquoi pas un menu « Buffet des continents »…

 

Finalement, parce que je tiens à vous, je vous fais suivre des recettes qui pourraient vous sauver la vie.  Pour vrai!

Savez-vous le prix d’un timbre?

J’ai reçu aujourd’hui ma première carte de Noël 2015, celle de ma députée, signée de sa main.  En fin de semaine passée, avec une précieuse collaboratrice, j’ai préparé celle que recevront les collaborateurs, clients, partenaires et bénévoles qui gravitent autour de mon travail.  Au cours de ma carrière, j’en ai reçu des dizaines, c’est tellement beau dans un bureau.  Au cours de ma carrière, j’en ai également signé des centaines (le mot « centaines » est utilisé sciemment.  C’est même pas une exagération.  J’ai aussi travaillé pour un député, moi!).  Où chaque année on s’est demandé « on les signe-tu pour vrai cette année ou pas?  Ça fait « pareille », nos noms photocopiés, non? »  Mais non, ça fait pas « pareille », nos noms photocopiés.  Chaque année, on se dit: on va faire ça en juillet, l’année prochaine, c’est plus relax.  Mais on les fait pas en juillet, c’est pas « pareille ». Ça fait pas « pareille » non plus un courriel envoyé aux collaborateurs, collègues, clients.

Mais il y a longtemps que je n’ai pas envoyé de cartes de Noël sans que ça passe par le service postal de l’organisation pour laquelle je travaille.  Vous savez, une carte de Noël pour quelqu’un qui compte pour « MOI »…

Jour 8 du Calendrier de l’Avent?  Pourquoi ne pas acheter un beau paquet de 5 cartes ou encore mieux, choisis une belle photo d’hiver, de ton chien avec une tuque ou de tes enfants avec leur lutin (est-il revenu de Blanc-Sablon?), pointe toi à la papeterie la plus près de chez toi (dans mon cas, c’est vraiment proche…  ne pas m’y rendre serait de la pure paresse) et fais imprimer 5 cartes. Ils en font de toutes les formes et sur tous les papiers possibles.

Sors ton écriture du dimanche, écris Joyeux Noël à ton monde, calligraphie leur de la santé, du bonheur et de la prospérité.  Appelle-les pas pour avoir leur code postal, tu vas gâcher la surprise.  Canada 411 ou autre, trouve l’adresse sur Internet.  Inscris l’adresse sur l’enveloppe.  Poste la.


En passant, c’est 1 $ un timbre.  0,85$ si tu en achète un feuillet ou un rouleau.  Pis y’en a des bens beaux!

 

S’il suffisait de savoir comment

7 décembre 2015.  Jour 7 du Calendrier de l’Avent.

Vous connaissez le site wikiHow ?  Allez faire un tour de ce côté, ils vous apprennent à tout faire.  Comment décorer un sapin de Noël.  Comment coucher les enfants la veille de Noël, comment farcir une dinde.  Vous pouvez également y découvrir comment être comme James Bond mais aussi comment faire cuire des patates au micro-ondes.

L’an passé, à cette date.  Ou peut-être quelques jours après, mais certainement pas avant, j’ai fait une requête google étrange. Absurde.  Une bouteille à la mer.  À la recherche de textes qui pourraient me faire du bien, j’ai saisi ceci: « comment surmonter la mort d’un ami« .

Et bien wikiHow m’a trouvé une recette.  Une marche à suivre.  En 10 étapes.  Bon, comme je ne suis pas les recettes en cuisine, je n’ai probablement pas suivi à la lettre les étapes proposées non plus.  Mais un an plus tard, je relis le tout et je me dis que c’était pas si fou que ça. C’est tout. C’est juste ça,mais c’est également en plein ça.  Aussi plein de bon sens qu’une carte de sympathies  et plus facile à appliquer qu’un livre sur le deuil. Presque qu’aussi bien que de se perdre quelque part sur la planète avec le sourire dans « La frousse autour du monde » de Bruno Blanchet.  Les lectures qui font du bien ne sont pas toujours celles qu’on nous suggère.  Un an plus tard, c’est pas guéri, mais j’y travaille.

Je continue donc mon chemin, et me concentrerai sur comment voyager autour du monde , comment être heureux dans la vie, et comment écrire un blogue célèbre.

Parce qu’il aurait mon été mon premier critique.  Mais aussi mon premier fan. Dans un ordre absurde dont lui seul avait le secret.