Stuck in a moment you can’t get out of it

Juillet 2011.  Après quelques mois d’attente, on y est.  Tout le monde est rendu à Montréal: mes 15 amis, moi, Bono, The Edge et les deux autres dont j’oublie toujours les noms (Adam Clayton et Larry Mullen Jr, c’est une blague, je connais leur nom!).  Après de multiples tractations, après que 8 des 16  billets aient été perdus (« je me rappelle très bien te les avoir donnés et t’avoir dit qu’ils seraient tous ensemble sur la Côte-Nord, que c’était plus simple, moins de stress pour moi » – S, 2 enfants, disséqueuse de lutins), retrouvés (« ah, ok, on stoppe les recherches, c’est moi qui les ai » – même S, 2 enfants, disséqueuse de lutins), après avoir analysé qui, entre la place qui transforme (un peu moins maintenant) l’avenir et ceux qui électrifient le Québec, avaient les meilleurs rabais-entreprises aux Gouverneurs Place Dupuis (finalement, ce sont les gardes-malades qui les ont, les meilleurs taux.  La prochaine fois, on traine un médecin, ça devrait être encore mieux…), on y était.

On avait tout prévu. Ma sœur, en vacances la semaine précédente avait étudié et analysé tous les trucs et conseils pour se rendre facilement à l’Hippodrome.  Elle avait révisé le plan suite aux compte-rendus du show de la veille (vous savez, celui qui s’est terminé sous le déluge?).  Nous étions prêts. Un show de U2 en gang, pour les trentenaires que nous étions encore, c’était pas mal dans le top ten des trips à faire.  U2, c’est notre band.  Celui pour lequel on peut chialer quand on n’aime pas le nouvel album, celui qui fait perdre les noms aux rues que dès qu’on voit un hélico au-dessus d’un building, celui qu’on abandonne parfois, comme ces temps-ci, un certain temps.  Mais encore et toujours le groupe qu’on reconnait aux premiers pickings un peu en retard de The Edge et qui nous fait passer un Beautiful day dès qu’on l’entend.

Le 10 juillet 2011, avec 69 999 amis (plus 10 000 connaissances), on est à l’Hippodrome de Montréal et on attend U2.  Le 10 juillet 2011, je le sais pas encore, mais une toune que je connais pourtant depuis longtemps,  va devenir mon vers d’oreille pour les prochains 2 ans, peut-être 3.  Une expérience spatiale, créée de toute pièce par une scène prévue pour aller dans l’espace, par des lumières et de la boucane, par du son qui devient palpable tellement il est fort.  Plus gros que U2 eux-mêmes.  Et que les 69 999 amis (et 10 000 connaissances) qui sont avec moi.  La toune magique.

La toune qui joue quand le groupe entre en scène.

Même pas Sunday Bloody Sunday.  Ni Where the streets have no name.  Pas With or without you non plus.

Non.

Après le 10 juillet 2011, après le show de mon groupe préféré au monde, la toune qui m’est restée dans la tête pendant deux ans, peut-être trois, c’est la toune qui jouait quand Bono, The Edge pis les deux autres dont on ne se rappelle jamais les noms sont apparus sur les écrans géants, quand mes 79 999 amis (les 10 000 qui étaient des connaissances étaient alors devenus instantanément mes amis) et moi, nous nous sommes levés en criant pis qu’on s’est sentis lever avec le vaisseau spatial…

Space Oddity de David Bowie.

Montréal, 9 juillet 2011 en version courte ici: vidéo court

Montréeal, 9-10 juillet 2011 en version plus longue là: vidéo long

BonoandBowie

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3 réflexions sur “Stuck in a moment you can’t get out of it

  1. Ça m’a aussi marqué; bien que pour moi c’est un ver d’oreille constant depuis 10 ans!
    P.s.: t’as oublié 10 000 amis… À moins que ce n’étaient seulement que des connaissances 😉

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