46 livres (plus 3 disparus)

Aujourd’hui, je me suis levée avec des grandes ambitions.  Les livres de cuisine trainaient un peu partout dans la maison et je ne trouvais pas mon Pinardises volume 1, j’ai donc décidé d’y mettre un peu d’ordre.

En écrivant cette phrase, je me rends compte que j’ai utilisé le terme « livres de cuisine » plutôt que « livres de recettes ».  C’est parce que c’est ce qui est préconisé dans mon Grand Larousse gastronomique.  Et oui, après l’avoir mis sur ma liste au Père Noël pendant au moins 15 ans, j’ai fini par le recevoir il y a deux ans.  Et le Père Noël n’y était pour rien, c’est plutôt ma mère qui a finit par admettre que ce n’était pas une demande en l’air.  Je compte donc continuer de  demander un chien batteur sur socle Kitchen Aid rouge à Noël prochain.  La persévérance finit toujours par être récompensée. En consultant le Grand dictionnaire terminologique de l’Office québécois de la langue française, j’ai par contre vu que eux font la différence entre un livre de recettes et un livre de cuisine et que le terme à privilégier est « livre de recettes » quoi que dans certains contexte, c’est « livre de cuisine » qui s’applique.  Je vous laisse aller lire de ce côté, mais revenez vite, j’ai encore des histoires à vous raconter.

J’ai donc rassemblé les livres de cuisine qui trainaient un peu partout dans la maison et ai élaboré un plan.  Calcul rapide: 46 livres qui se trouvaient dans des endroits aussi variés que dans le sous-sol, dans ma chambre, dans les marches d’escalier, dans la bibliothèque.  Plus les deux Pinardises et l’Atelier de Daniel Vézina qui sont portés disparus (ils sont parmi mes trois préférés!)

Il m’arrive (pas souvent) de me demander pourquoi j’en ai autant.  Je pose plus souvent la question (avec un peu de jalousie, je l’avoue…):  « Pourquoi, mais POURQUOI ce n’est pas moi qui aie le livre sur la cuisine indienne que possède mon amie S, deux enfants -pas la même que celle qui voulait décapiter disséquer un lutin… je vous l’ai dit, j’ai quatre amies « S, deux enfants » – plus une « S, un enfant?« .   Y’a vraiment beaucoup de « S » dans ma vie…

Je ne suis pratiquement pourtant presque jamais les recettes.   Je fais une exception pour les gâteaux, où je ne peux pas remplacer une tasse de farine par 1/2 pot de yogourt et un peu de sauce soya parce que ça me tente, mais je trouve ça trop contraignant de faire des gâteaux, parce que justement, il faut suivre la recette.

Pourquoi en avoir autant alors que je ne les utilise pas réellement?  Parce que le système scolaire québécois, mes parents et ensuite moi-même avons suffisamment investi dans mon éducation pour que je puisse jongler avec des concepts théoriques, les mixer au blender pour ensuite en ressortir avec un concept nouveau et amélioré- et un peu piquant.  En plus simple, mon célèbre poulet sauce aux arachides est une version améliorée et testée mais non intégralement respectée de celui de Daniel Pinard, de Jean Chen, d’emballage d’épices et d’un vieux Coup de Pouce.  Je fais de la sauce à spag à l’œil depuis que j’ai 15 ans, mais il m’arrive encore d’aller voir ce que la Cuccina della None en dit, ainsi que Stefano.  Parce que Stefano a appris de Elena et Elena, on ne se le cachera pas, la sauce, elle connait ça.  Et…  d’un coup qu’ils inventeraient une nouvelle épice, pis qu’elle manque à ma culture (mais je peux te donner deux trucs dans  dossier sauce à spag:  tu penses qu’elle a assez cuit?  Rajoute une heure.  Et un truc secret, qui marche, en tout cas, je crois, ajoute les champignons à la toute fin, quand tu viens d’éteindre le rond pour la laisser refroidir un peu.  Au lieu de perdre leur eau, ils vont gober celle qui reste en trop dans la sauce).  Grâce à mes milliers d’heures de lecture de Je sais maintenant intuitivement comment donner une twist mexicaine, thaï ou indienne à mon poulet et je compte travailler sur les saveurs scandinaves cet hiver (un livre à me suggérer?).

Mais dans mes résolutions du Jour de l’an, vous vous rappelez que j’ai décidé de suivre quelquefois les recettes, parce que je me rends compte que c’est formateur de le faire.  Ça nous pousse à essayer des nouvelles techniques, à se rappeler qu’on a un robot culinaire dans le fond de l’armoire et autre chose qu’une plaque à biscuits comme outil de cuisson au four.  Et je ne vous parle pas de ce que je vais découvrir dans les deux tiroirs à ustensiles en cherchant l’économe qui fait des fines petites juliennes de carottes.

Je fais le décompte, et à vue de nez, je possède présentement au moins 45 livres de cuisine.  Plus les deux Pinardises et l' »Atelier » de Daniel Vézina qui sont momentanément portés disparus.  En testant une recette par semaine, on en a pour l’année.  Il me semble que ce serait un bon plan pour maximiser l’usage des arbres qui ont servi à fabriquer le papier sur lequel ces recettes sont imprimées?  Suivre la recette 50 fois.  Ça va être souffrant, mais ça va être beau.

Pis en plus, j’ai entre les mains une ben belle caméra, qui quand on la règle sur « Aliments » rend n’importe quoi alléchant.  La preuve?  Sais-tu c’est quoi, ça, juste là en bas?  Regarde comme il faut?  Approche-toi…

Ben oui, c’est du Macaroni au fromage Michelina’s (aucun lien avec ma mère, qui de toute façon préfère son macaroni avec des grosses tomates), la version légère, sur laquelle j’ai pitché une motte de roquette et un peu de pesto, sans façon.  Ben je vais te le dire, ça a l’air pas mal meilleur sur les photos que ce que ça goûtait sous mon palais.  Mais la caméra magique a mis le tout en valeur et ça te donne presque le gout d’en servir dans les restos bistronomiques (ah!   on me souffle à l’oreille que c’est effectivement servi dans plusieurs endroits…).  Veillez noter que l’achat de ce plat venait d’un pur esprit de sacrifice scientifique.  Avoir su, j’aurais investi dans une boite de Pizzas Pochettes…

On en revient à mon « rallye-recettes ».  Chaque semaine, une vraie recette testée par tous les jours dimanche.  On va faire le tour du monde et on va revenir au Québec.  On va manger santé, bio, végé, pimenté, futé, street food, paté chinois, classique, fusion, local, terroir, cru, fumé, avec de l’alcool, au printemps, rebel, toqué, beef, mezzé, fondue, petites cocottes et soupe. On mangera pas sans gluten, pas que je suis contre, mais j’en ai pas de ces livres-là.   Je vais essayer de vous trouver un dessert ou deux.  Certaines semaines, je vous ferai voter.  On va attendre le début mai pour les crevettes et le crabe, et l’été pour le barbecue.  Des fois ça va être simple, des fois ben ben compliqué.  J’espère que ça sera toujours beau et bon.

Ça vous tente?  On va continuer de s’amuser dans plein d’autres domaines, ne vous inquiétez pas!

La semaine prochaine, une recette tirée de « La croute cassée, beau, bon pas cher » (on est en période post-noël tant dans notre estomac que dans notre porte-feuille, après tout).

Mise à jour: l’avis de recherche a porté fruits, les portés-disparus ont été retrouvés!  

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