Dans 24-23-22 …

Quand on trouve que la vie, c’est tous les jours dimanche, on peut supposer qu’en décembre, c’est tous les jours Noël.

IMG_3165Oh, ne vous méprenez-pas.  Je ne suis pas de ces hystériques qui font leur sapin à la mi-novembre.  Comme ma sœur.  Qui m’avait toujours interdit de sortir mes lumières avant le 1er décembre.  Et chez qui depuis deux semaine brille de toutes ses lumières scintillantes le roi des forêts.  Non.  Moi j’ai des principes madame.  Le sapin, pas avant le 1er décembre.   Et malgré ce que les mauvaises langues en ont dit, je n’ai pas encore ouvert une seule petit porte de mes deux calendriers de l’Avent.  Je sais me tenir.

J’adore les calendriers de l’Avent.  Même si on se le cachera pas, les portes en carton sont souvent meilleures que le chocolat qu’elles cachent.  Je vous propose donc une expérience.  À partir de demain, un article par jour.  Des plus longs.  Des plus courts.  Des drôles, des sûrettes.  Peut-être que des fois, on va passer un jour ou deux et des fois…   on va en ouvrir trois en ligne.  Je fais ça avec mes calendriers de Noël.  Essaie pas… toi aussi…

Bon, comme on s’aligne pour un bon marathon, on se brûlera pas en partant, j’ai embauché spécialement pour aujourd’hui un collaborateur spécial. Dans les prochains 24 jours, je vais tenter de vous écrire un Calendrier de l’Avent un peu différent…  Donc, pour garder du sérieux dans la patente, j’ai pas choisi n’importe quel collaborateur.  Mon collaborateur est Missionnaire d’Afrique, ses collègues et lui sont aussi appelés « Pères Blancs ».  Il est Supérieur Provincial à la retraite, mais son tempérament de chroniqueur-reporter lui, ne prend pas de pause.   Julien Cormier, mon oncle, nous explique ce qu’est l’Avent.  Vous êtes chanceux, la semaine dernière, il était à Washington, peut-être pour en parler avec Barack Obama.  Et celle d’avant il était à Rome (un jour, on vous fera un reportage sur notre tour guidé de Rome, qui inclut systématique un gelato Piazza Navona et où on ne va JAMAIS dans les catacombes ni dans le Colisée.  Si vous voulez y aller, faites affaire avec une autre entreprise).  En fait, on ne sait jamais exactement s’il est au Mexique, au Brésil ou ailleurs sur la planète.  Vous savez, dans une famille, il y a toujours un globe-trotter dont on ne suit pas tout à fait les allées et venues?  Et bien dans la nôtre, c’est le doyen de 74 ans qui joue ce rôle.  Le soir du vendredi 13 novembre, fallait voir les textos des neveux et nièces se faire aller (Julien, c’est tu aujourd’hui ou hier qu’il revenait de Rome vers Washington?  Parce que là, ils viennent de fermer Charles-de-Gaulle!).  (Il était en sécurité à Washington). Mais cette semaine, il nous écrit de la rue St-Hubert à Montréal.  Chers lecteurs, on débute ça en grand, mieux que Wikipédia, voici l’Avent tel qu’expliqué par Julien.  Et où on apprend que l’Avent a commencé hier, dimanche le 29 novembre, et que j’aurais ainsi pu ouvrir ma première porte deux jours d’avance!

« Les 4 dimanches avant Noël sont-ils appelés le « Temps de l’Avant » ? Non, ne pas écrire « avant » avec un A, comme si c’était le temps de l’avant-Noël. C’est « Avent » avec un E… simplification du mot latin Adventus, l’avènement de Jésus. « Venez divin Messie, nous rendre espoir et nous sauver » n’est pas un chant de Noël, c’est un chant de l’Avent. Une expression qui, comme Dies Natalis, jour de naissance de Jésus, demandez-moi pas pourquoi, est devenu en Italien Natale, en portugais Natal et en français, ce nom qui sonne si joyeux, Noël ! Noël rime dans ma tête avec Jingle bell ! C’est comme ça, tellement nous sommes américanisés et que certains chants américains marquent notre imaginaire en préparation du 25 décembre, fête du retour du soleil, du solstice d’hiver. « Dreaming of a white Christmas » ? Parce que cette fête populaire est devenue universelle, oui, même au Japon non-chrétien, où après avoir lancé la bombe atomique en 1945, les soldats américains ont lancé la tradition de Christmas, littéralement la « messe du Christ ». Avec une référence chrétienne aussi forte, pas étonnant que le souhait « Merry Christmas » devient « Season’s greetings », « Joyeuses fêtes » dans les discours politiquement corrects, respectueux des concitoyens juifs, musulmans, bouddhistes, hindouistes, raéliens, témoins de Jéhovah, scientistes, de religion athée, ou autres chrétiens essentialistes. Pas de célébration, pas de crèches dans les lieux publics…
Mais n’ayez pas peur, Coca-Cola ne veut pas qu’on oublie le Temps des fêtes, et a laïcisé Santa Claus, Saint Nicolas, le Père Noël, qui offre maintenant les jouets aux enfants tout un buvant la célèbre boisson gazeuse. La publicité des grandes marques nous rappelle depuis le 1er octobre, qu’il y a une fête de la lumière qui s’en vient, que des « beaux sapins rois des forêts » aux aiguilles bien vertes, sont à vendre, que vous pouvez acheter vos billets pour le ballet Casse-Noisette, le spectacle Magie de Noël, ou un concert des chants de Noël par une chorale locale. Là, ça passe si on fredonne qu’ « Il est né le divin enfant » et que « Minuit chrétien, c’est l’heure solennelle où l’homme-dieu descendit jusqu’à nous». Oups ! Je viens peut-être d’insulter un non-croyant, ou de scandaliser les parents ont choisi uniquement le Père Noël, pour initier leurs enfants au monde spirituel ou magique. Le Bon Père Noël (Saint Nicolas, évêque laïcisé et marié puisqu’il existe une Mère Noël) est somme toute un personnage sympathique dont Jésus, vivant au XXIe siècle, aurait parlé pour présenter une image positive de Dieu comme papa. Dieu le Père ! Les communistes soviétiques ont supprimé la fête de Noël pendant presque 80 ans. Mais comme c’est une fête magique, voilà qu’elle est revenue sur le calendrier russe.
Nous aimons tellement Noël, « sa magie », ses « neiges d’antan », « le petit nez rouge » que nous consommons Noël, en payant le prix fort, bien avant le temps de l’Avent. C’est comme manger tous les œufs de Pâques pendant le carême. Un temps de préparation à fêter Noël ? Pas vraiment. Combien de partés de Noël en décembre ? Un peu comme si, au lieu de célébrer le baptême d’un bébé naissant, son accueil officiel dans la famille humaine, on se contentait de faire quatre ou cinq « showers » (douches de cadeaux en soutien à la future maman). Mais j’exagère. Bon réveillon. Avant ou après la messe de minuit ? Demandez aux grands-parents qui y vont encore et qui pourront dans les jours suivants expliquer les « poupées de la crèche » à leurs petits-enfants ! N’oubliez pas de leur parler de l’âne, du bœuf et des chameaux. C’est très bio, très écolo, une crèche de Noël. « Rien de plus, bergère, rien de plus ? » – « J’ai vu dans la crèche, un petit enfant, sur la paille fraîche, mis bien tendrement »- « Sainte Marie, sa mère, lui fait boire du lait. Saint Joseph, son père, qui tremble de froid ». Joyeux Noël! !   »   

NDLR: Julien vous a mis les paroles écrites de D’où viens-tu bergère… s’il y avait pensé, c’est certain qu’il vous aurait mis ce fabuleux extrait tiré du disque « Le Noël de Cannelle et Pruneau« .  Je vous le mets.  Prérogative de la rédactrice!

Donc, on se revoit virtuellement demain matin?

 

 

 

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