Type sauce (avec mottons)

orignal

tous les jours dimanche, c’est un blogue.  C’est MON blogue.  On va conséquemment parler de bouffe.
On va commencer par parler de sauce.  Avec des mottons.  Ceci sera une chronique éditoriale sur le chunk, le morceau, la bouchée. Ce texte est une ode aux mottons.

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Bon, je vous entends déjà.  Les mottons, c’est pas bon, les mottons c’est dégueux, les mottons c’est laid… bla bla bla.  Laissez moi vous expliquer.  Vous savez, vous êtes au resto et vous voyez: bavette avec sauce au bleu (ou macreuse, il y de plus en plus de macreuse dans la bistronomie – beau momacreuse-ft-blanc @Tom Greyt, hein!- québécoise.  Pour moi une macreuse, c’est un oiseau. Faut pas oublier que je suis née à Havre-Saint-Pierre.  C’est quelle partie de la vache, la macreuse?)

Je vois sauce au bleu et je salive.  Est-ce que ce sera du Stilton, un peu crémeux mais quand même friable?  Un roquefort, avec ses taches presque vertes.  Je prendrais même un Danois, auquel cas j’espère que ce sera le traditionnel.  Oh! Un gorgonzola, qui dans une bouchée me ramènera en Italie.  Mais le bonheur total serait un Ciel de Charlevoix.  Ou un Bleu d’Élizabeth.  Je salive d’anticipation.  Ça va être booooonnnn!

9 fois sur 10, c’est la déception.  Comprenez-moi, c’est effectivement souvent bon.  Mais le fromage est FONDU!  La sauce prend une triste couleur grisâtre.  Moi, je voulais croquer le bleu.  Je voulais des MOTTONS de bleu.

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Répéter le même scénario avec « trempette au fromage de chèvre ».  Je trouve déprimant une sauce à spag où la texture du steak haché est uniforme et où on ne trouve aucune carotte à croquer.  Je veux une guacamole où on distingue l’avocat, la tomate et même les petits cristaux de sel.

Ce raisonnement s’applique aux salades (craquantes et texturées), aux potages (avec garnitures croustillantes – une tuile de parmesan?  un morceau de courge pas brrrr-wée?), aux desserts (un vrai Reine-Élizabeth, où chaque bouchée est un équilibre de gâteau un peu humide, de dattes moelleuses, de noix croquantes, de coconut qui coince dans les dents et de sucre cristallisé!  Grand-Maman Cormier, ton gâteau Reine-Élisabeth me manque!).

En cuisine, faut que ça craque, faut que je croque (faut que le grand cric me croque).

Demain, on r’tourne en ville.  On s’en va faire un cours de tapas et sauces à Ateliers et Saveurs.  Le beurre blanc sera bien lisse, mais j’espère que la sauce au poivre vert va craquer et qu’il y aura des mottons de cardamome dans la crème anglaise…  à suivre!!!

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