Halloween rock’n roll

L’Halloween, c’est tous les jours dimanche, c’est la fête des enfants mais aussi des filles qui année après année profitent de l’occasion pour s’habiller trop court et trop décolleté.  Mais on boude pas notre plaisir, on avale notre pilule (un rouleau de rockets), on s’enfile deux o’henry (de toutes façons on ne peut pas les donner, il y a des pinottes) et on sourit au 8ème Minion de l’après-midi.

Ne reculant devant rien, tous les jours dimanche passe cette année son samedi d’Halloween dans une banlieue de la Rive-Sud de Québec, où les enfants sont rois (ou Reine des neiges).  Les clowns n’ont nettement pas pas la cote et c’est ben tant mieux

Note aux parents: cette année, c’est un samedi.  Mais c’était nettement trop tôt de commencer la tournée vers 10h30.

Note  aux ados: des bottes neuves et une perruque défraîchie, c’est pas un déguisement.  Vous aurez droit aux  pâtes à mâcher, aux kisses moches aux pinottes.  Peut-être à une pomme.

Et note aux filles qui sortiront dans les bars ce soir avec des jupes trop courtes, des bas résilles et la falle à l’air (Larousse: Nom populaire du jabot des oiseaux de basse-cour, en particulier du pigeon): couvrez-vous bien, ça s’annonce pas chaud chaud. Je dis ça pour votre bien.

Quant à nous, on ira passer la soirée avec le plus grand méchant Loup du Québec, une bibitte excentrique qui n’a pas besoin du 31 octobre pour se déguiser: le roi Ponpon, John the Wolf en personne.

Joyeuse Halloween, je m’en vais négocier une KitKat à mon filleul Woody (de Toy Story). Et raisonner ma cousine qui se remet très mal de s’être fait traiter de cheap (« Heille, elle donne pas beaucoup de bonbons, elle ») par la 534ème Halloween de la journée, une Monster High de 9 ans, alors qu’il n’était même pas 16h…

Publicités

Faut au moins dépasser l’orignal

Chronique voyage, dans le style tous les jours dimanche.

Été 2014, deux néo-quadragénaires accompagnées des fistons de l’une des deux, en route vers les Îles-de-la-Madeleine.  Ayant passé la fin de semaine à célébrer le quarantième anniversaire d’une troisième néo-quadragénaire (NDLR:  les néo-quadragénaires, il y en aura plusieurs dans ces pages.  Le modèle 1974 sera très présent, l’auteure inclus), les membres de l’odyssée ignorent que l’ouragan Arthur a laissé des traces un peu partout en Gaspésie et dans les Maritimes, mais épargnant la piscine nord-côtière pas du tout olympique où l’équipage avait passé la fin de semaine.  Dans des bateaux gonflables.  Mais ça c’est un autre propos.

Interviennent ici deux phénomènes contribuant à l’apparition citée dans le titre.  Le premier étant que l’ouragan a laissé des arbres tombés tout le long de la route et le deuxième étant le choix de la route pour se rendre d’Edmunston jusqu’à Shédiac ou Bouctouche, la destination finale de la journée n’était pas encore établie (et pour tout vous dire, ce fut finalement Saint-Édouard-de-Kent.  Mais on ne connaissait pas encore l’existence de ce lieu en se réveillant le matin).  La route 108 fut plus ou moins choisie, je dirais plutôt suivie (la vie est un chemin, la destination importe peu, blablabla…) et je cite Wikipedia pour vous la décrire: « devient une route forestière très isolée pour 130 kilomètres, traversant la forêt centrale du Nouveau-Brunswick ».  Donc, deux filles, deux fistons, une route isolée, un lendemain d’ouragan et des arbres déracinés.  Qu’est-ce qu’il arrive dans ce temps-là?

Non, pas de bris mécanique pas de pouceux louche (bah, à peine un « local » en panne d’essence qui ayant évalué l’aide qu’on pourrait lui offrir l’avait déclinée.  Ça vous donne une idée des compétences mécaniques qu’on dégage, seul véhicule sur 130 km, et il nous dit de passer tout droit), pas de nuit d’épouvante au Motel Bates.  Donc, je répète, il arrive quoi dans ce temps là?
Des orignaux.  Comme dans orignal au pluriel.  Attirés par le buffet vegan que représentaient les feuilles vertes des arbres déracinés, quatre orignaux se sont trouvés sur notre chemin. Et comme tout digne représentant des contrées éloignées et sauvages le sait, si mauvaise et floue soit-elle, une photo d’orignal, ça va sur facebook.  Publication effectuée mais plus tard dans les Maritimes (en fait, quand la couverture cellulaire fut de retour- mais ça aussi, les représentants des régions éloignées et sauvage le savent… Route isolée = pas de couverture cellulaire.  Oui, ça se peut encore!)

La photo connut un succès instantané.  Le monde aime les orignaux faut croire.

Le reste du voyage fut ponctué de publications de photos diverses: le homard géant de Shédiac, le pont de la Confédération, la statue d’AnnelamaisonauxPignonsVerts, le traversier vers les Îles, les tours de bateau, les festins « Bon goût frais des Îles », les gars dans les grottes, les paysages, les plages, le party de fermeture de la saison de homard de Grande-Entrée, les amis croisés par hasard, ceux qu’on a vus exprès, bref, de quoi rendre jaloux quiconque n’ayant pas choisi les Iles-de-la-Madeleine comme destination vacances cet été-là.  Mais aucune ne dépassa en terme de « likes » facebook  la photo de l’orignal. À peine un ex-equo pour des sandales et un coquillage sur la plage du Havre-aux-Basques.

Donc, vacances de rêves, photos toutes plus festives les unes que les autres. Mer, sable, soleil, homard, enfants heureux, adultes reposés. Et l’orignal qui règne sur ma page facebook comme le roi de la forêt qu’il se plait à être.

Pourquoi vous raconter tout cela? Parce que ce blogue se veut aussi instructif. Et je veux vous partager comment se calcule la popularité sur Facebook.  Tu veux savoir si ta photo a plu à ton lectorat?  Facile.  Il faut qu’elle dépasse le nombre de « likes » de l’orignal.  Il y a eu troispointquatorzeseize, e=mc2, je vous présente maintenant nblikes>nblikesorignal=36,

36 personnes ont cliqué « j’aime » sur cette photo floue et pas si bonne que ça.

36.  Faut au moins dépasser 36 « likes ».  Faut au moins dépasser l’orignal.

MàJ: on nous informe que des amis de tous les jours dimanche s’amusent à faire monter le compteur des likes de l’orignal.  Aux dernières nouvelles, on en serait à 38…

Pourquoi je n’ai pas encore blogué

Pourquoi vous lisez le premier article de tous les jours dimanche seulement maintenant et pas avant?

  • Parce que l’hiver dernier, j’avais bien du temps, mais que finalement, je l’ai consacré à  Grey’s Anatomy et que Grey’s Anatomy avait déjà 10 saisons sur Netflix soit 220 épisodes de 43 minutes. Ensuite, ça a été l’été, et la saison 11 est arrivée. 25 épisodes de plus.  Dont quatre à vivre avec ceci:  attention ici au divulgâcheur (c’est le vrai terme en français pour spoiler!).  On ne peut pas bloguer en pensant à ça.  Mais la saison 12 se déroule bien, je l’écoute un épisode à la fois et j’ai donc maintenant le temps.  De toute façon, l’hiver dernier, j’étais pas d’humeur à bloguer.  Ce n’était pas tous les jours dimanche.  Vous ne m’auriez pas aimée.
  • Je n’ai pas de macbook. Donc, mes photos « je blogue au soleil dans un hamac » seront poches. Pour tout vous dire, j’ai un vieux HP qui menace de s’envoler et qui a besoin d’un clavier à part pour cause de touche « effacer » défectueuse.  Et j’ai parfois besoin d’effacer.  Surtout si je me mets à bloguer.  Je peux pas mettre en ligne tout ce que je pense.  Vraiment pas.  Je dois parfois souvent effacimageer.  Parce que des fois, ce que je pense, c’est pas disable…  Parce qu’il m’arrive de me tromper.  Mais j’ai un beau téléphone avec un étui qui va dans l’eau.  Je me suis dit que je vous mettrais des belles images de mer, de bateau, de spa, de piscine, de rivières et que vous alliez aimer ça et que vous me pardonneriez le vieil ordi.
  • Parce que je m’appelle Danka et que je vis « en région ».  Donc, plutôt difficile de passer inaperçue.  Je ne suis pas Nathalie de Trois-Rivières.  Je suis Danka née à Havre-Saint-Pierre, maintenant à  Sept-Iles, auparavant à  Gaspé et à Percé.  Et quand tu es Danka de Havre-Saint-Pierre et que tu débutes un blogue, difficile de faire semblant que ce n’est pas toi qui a publié un article incendiaire sur le service reçu au restaurant X, appartenant à la cousine de Y, qui te lit religieusement.  C’est également difficile d’améliorer une histoire sans que quelqu’un de proche (ou pas) te ramène à l’ordre en te rappelant que c’était pas Untel qui était là cette fois-là, mais plutôt Chose (ou Machine.  Machine est souvent là dans les histoires qui se passent à Havre-Saint-Pierre). Mais Danka en région, c’est aussi une source intarissable de sujets dont la blogosphère ignore l’existence.  Ça sera pas urbain, ça va parfois être pittoresque (mais pas mal plus souvent rocambolesque).
  • Parce que j’ai procrastiné longtemps.  Après avoir fait le tour complet des  Blogs les plus influents du Québec, j’ai procrastiné encore plus.  Je n’ai pas d’enfants ni de chien.  Je ne bricole pas.  Je ne tricote pas.  Je cuisine, mais je ne note pas mes recettes.  Je ne jardine qu’en bacs sur mon patio.  Je n’ai pas voyagé récemment, je n’ai pas déménagé en Chine ou en Argentine.  J’oublie parfois de me maquiller.  Je ne trouve plus la recharge de la caméra.  Je ne savais donc pas sur quoi bloguer.  Je ne le sais pas plus.  Mais suivez moi quand même…  c’est tous les jours dimanche et on risque de s’amuser.